Se préparer à un long périple avant l'été, gérer le décalage horaire, être à l'aise à bord, éviter le mal de dos, déjouer la peur et le stress, bien dormir et bien se réveiller, s'adapter aux changements une fois arrivé... Il existe de nombreux conseils pour garder énergie et santé pendant et après de longs voyages aériens. Astrid Eslan, hôtesse de l'air et naturopathe, nous dispense ses conseils, que l'on soit grand voyageur, personnel navigant, ou apprenti globe-trotter, dans son livre "Trucs et astuces pour voyager en avion... et gérer le jet lag" publié aux Editions Jouvence. Elle nous en explique l'esprit, avant d'embarquer...
Cet article a été écrit en partenariat avec les Editions Jouvence.
Si l'avion peut être une véritable source d'opportunités qu'elles soient touristiques, culturelles, humaines, ou commerciales, on ignore souvent qu'il génère aussi des troubles multiples allant des affections cardiovasculaires aux soucis respiratoires,en passant par les perturbations du sommeil, du système nerveux et même immunitaire. On sait également aujourd'hui que l'exposition aux champs électromagnétiques puissants, générés par l'appareil lui-même ou par l'exposition répétée aux rayonnements cosmiques peut également être délétère pour le corps humain.
Le personnel naviguant et les grand voyageur subissent donc des impacts physiologiques auquels il convient d'apporter autant de solutions que possible. C'est tout le propos de ce livre très complet. D'autant que l'auteure connaît bien les problèmes dont elle nous parle, et y a remédié par la naturopathie : "Cela m'a apporté un mieux-être sur tous les plans, davantage de dynamisme et de plaisir à faire ce que je fais. Si je dois retenir les changements les plus impactants pour moi ? Les plantes stimulantes de la circulation sanguine, et l'alimentation vivante pour une meilleure digestion et énergie. Maintenant, mes collègues naviguants me demandent plein de conseils et je suis ravie de pouvoir leur apporter un tel savoir".
Il existe en effet de multiples réponses à la portée de tout un chacun allant bien au-delà des petits conseils habituels, englobant des propositions alimentaires, de la respiration, de la relaxation, des plantes, des huiles essentielles ou des compléments alimentaires. Et si vous en découvriez quelques unes ?
- Boire beaucoup. Vous allez me dire que ce n'est pas une nouveauté et que vous le saviez ! Sauf que les quantités ne sont pas du tout celles que l'on croient : il faut boire un litre d'eau plate la moins minéralisée possible (résidu à sec inférieur à 150 mg) par tranche de 4 heures. Pourquoi ? "L'air de la cabine est constitué de 50% d'air frais pris à l'extérieur et de 50% d'air recyclé. Or, l'air extérieur est très pauvre en eau (son taux d'hygrométrie se situe entre 0 et 4 %). Cet air extérieur est comprimé, réchauffé, mais pas humidifié. Ce qui engendre une sécheresse de muqueuses, de la peau, ainsi qu'une diminution du volume des urines émises par 24h. D'où un risque de majoration d'inflammation au niveau de ces sites : rhinites, rhinopharyngites, conjonctivites, coliques néphrétiques...", explique Astrid Eslan.
- Prévoir des antinauséeux naturels, surtout si vous êtes sensible au mal de l'air : de l'huile essentielle de citron jaune à respirer fréquemment. Et/ou de la teinture mère de gingembre (30 gouttes dans un verre d'eau) avant le voyage, et/ou de petits morceaux de gingembre à grignoter.
- Privilégier les aliments crus et les super-aliments : amandes, noix, noisettes éventuellement trempés une nuit pour augmenter leurs principes actifs, papayes, ananas, légumes verts, algues d'eau douce,.. "Nous pouvons conseiller au grand voyageur de privilégier les légumes racines comme la carotte, le céleri-rave ou la betterave qui apporteront l'énergie de l'élément "terre". Le concombre, le fenouil sont très reminéralisants, tous les jus verts alcalinisent fortement le terrain", poursuit la spécialiste.
- Et si vous essayiez le pain essène ? Ce pain réalisé à base de céréales germées et cuit lentement à basse température, est une excellente source de sucre complexes à absorption lente : "Bon "carburant", il régule la glycémie et le transit. C'est l'aliment de l'énergie par excellence pour soutenir les longues journées épuisantes", précise-telle.
- La gestion du sommeil constitue un problème récurrent pour les personnes qui jouent à saute-mouton sur les fuseaux horaires. Que faut-il faire ? "Evitez les protéines le soir pour privilégier des céréales qui apportent des vitamines du groupe B apaisantes au niveau nerveux, évitez les excitants pour plutôt choisir des plantes adaptogènes lorsque l'on a besoin d'énergie comme le maté, le gingembre ou le ginseng. Prenez un bain de pied chaud auquel vous aurez ajouté de l'huile essentielle de lavande avant de dormir à une escale. A bord ou à l'hôtel, pensez à la respiration ventrale pour s'apaiser et favoriser la venue du sommeil. Et enfin, si nécessaire, tournez-vous vers des plantes comme le millepertuis ou le griffonia, qui améliore de manière significative l'endormissement, la qualité du sommeil et limitent les réveils nocturnes".
- Les élixirs floraux peuvent constituer un soutien intéressant afin de retrouver davantage de stabilité émotionnelle et d'ancrage : L'élixir de maïs doux (chez Deva) harmonise les troubles liés à la promiscuité et à une trop grande absence de contact avec des éléments naturels ; Le complexe n°4 Protection de Deva, protège des influences perturbatrices de l'environnement aussi bien psychiques que physiques (radioactivité, rayonnement électrique et électromagnétique) ; Le complexe n°1 Assistance de Deva semble particulièrement utile pour les personnes qui ont peur en avion. A raison de 3 gouttes de 3 à 5 fois par jour, le matin au réveil, avant les repas principaux et le soir au coucher.
- La luminothérapie permet de synchroniser les rythmes biologiques, lors des congés de récupération afin de retrouver plus rapidement un cycle veille-sommeil normal. Il s'agit de s'exposer pendant 30 minutes devant un appareil de 10 000 lux (ou 2 heures si l'intensité est de 2500 lux !). "La photothérapie est aussi proposée pour la préparation des déplacements transméridiens. Elle sera appliquée le soir pour un déplacement vers l'ouest, ou tôt le matin si vous allez vers l'est".
- Certains compléments alimentaires permettent de lutter contre les excès de radicaux libres (Commando 3000 de Nature Plus). Pour soutenir la circulation sanguine on utilisera des plantes comme les feuilles de vigne rouge, de gingko biloba, d'hamamélis, de mélilot, de marron d'Inde... (sous forme d'infusion, de décoction, de jus en ampoules, de fluides de plantes fraîches...). Le magnésium marin est l'aliment de la cellule nerveuse et un grand ami des voyageurs à ne pas négliger ! A utiliser sous forme de chlorure de magnésium ou en ampoules.
Et ce ne sont que quelques exemples parmi un très grand nombre ! Il y a fort à parier que l'on va donc rapidement trouver ce livre incontournable dans toutes les librairies d'aéroport...
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