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| Journée de la femme : la relève féministe |
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Il n'y a plus un féminisme mais des féminismes. Si les féministes françaises des années 1970 sont toujours présentes, elles côtoient désormais une nouvelle génération de femmes qui se présentent comme leurs héritières. Avec humour, facebook et un militantisme décalé, l'objectif est de combattre la remontée de l'ordre moral en donnant un nouveau souffle au mouvement.
"Le féminisme en tant que mouvement global a connu un déclin dans les années 80 et au début des années 90", relève Françoise Picq, historienne du féminisme. Selon elle, la tendance s'est inversée à la fin des années 90, des femmes réagissant à une "remontée de l'ordre moral".
Le Collectif droit des femmes, né en 1995, est cependant resté piloté par des militantes des années 70 toujours très actives, à l'image de Maya Surduts et Suzy Rojtman, chevilles ouvrières cette année encore de la manifestation du 8 mars.
"On vient de vivre des années pas très féministes, mais comme tous les vingt ans, je sens monter une nouvelle vague de militantes qui voient que des acquis sont remis en cause", estime la philosophe et historienne Geneviève Fraisse.
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