La compétition fait partie de notre monde. Irrémédiablement ? Et si l'on faisait le pari contraire ? Et si l'on choisissait de renoncer à se comparer sans cesse pour voir au contraire ce que l'on peut s'apporter les uns les autres... De la compétition à la coopération ... Connaissance de soi, sens du réseau, bienveillance ... Ce changement de paradigme implique de multiples changements. Depuis trois ans avec The Different Magazine nous essayons de mettre en place cette nouvelle éthique. Alors, suivez les guides dans ce millième article !Le travail des maîtres le soulignent systématiquement : une crise aussi importante soit-elle est destinée à nous faire accéder au lâcher-prise, puis à la transformation. Il en est de même pour la compétition : elle peut (éventuellement) nous aider un temps à évoluer, puis vient le moment où elle nous entrave et finit par nous bloquer complètement. L'hypothèse de certains chercheurs aujourd'hui est d'ailleurs que l'homme de Néandertal, biologiquement plus évolué, était sans cesse dans la lutte, il a donc fini par disparaître.Là où l'homo sapiens sapiens a su coopérer et est donc resté...
Nous nous retrouvons à une croisée des chemins pas très éloignée de cette configuration. Alors que tout tend à la coopération - de l'informatique à la mondialisation -, saurons-nous faire fi de nos vieux réflexes de séparativité et de lutte ? Car qu'on le veuille ou non, l'évolution se fera avec ou sans nous... L'intérêt serait quand même de rester là pour voir la suite du programme, non ? La compétition se présente comme une revendication pour être égal à l'autre, pour être reconnu pour ce que l'on est (ou ce que l'on croit être). Là où la coopération parle du travailler ensemble, pour le bien de tous, peu importe alors qui a fait ceci ou celà, puisqu'ensemble nous faisons bouger les choses.
La clé ? Utiliser le discernement comme potentiel de transformation. Chercher pour quoi j'agis, et non pourquoi... Quelle est mon intention, mon objectif, mon chemin d'évolution ? Quel sens puis-je donner à ce qui m'arrive, et ce qui nous arrive ?
Coopérer ne signifie pas qu'il ne faille pas reconnaître que certaines personnes sont davantage expertes que nous dans tel ou tel domaine. Il ne s'agit pas de niveler tout le monde vers le plus petit dénominateur commun. Mais la compétence ne fait pas la compétition et la hiérarchie de compétence n'est pas un podium de fin de marathon, juste la reconnaissance de la diversité de nos parcours qui rend telle personne davantage apte à écrire des articles de presse là où d'autres sauront avec davantage de bonheur organiser un repas pour toute une assemblée. Reconnaître la compétence en soi constituant souvent le premier pas pour accéder à la reconnaissance de celle des autres.
Notons qu'il y a la plupart du temps une confusion entre compétence et pouvoir, alors qu'au contraire la hiérarchie de compétence ne connaît ni la soumission ni le pouvoir, mais bien au contraire la responsabilité et l'observation. Pour aboutir à la co-création, où l'échange avec l'autre se fait de manière juste et harmonieuse.
Or tant que l'on subit, cela signifie que l'on a tendance à laisser le pouvoir aux autres : l'essentiel consistant à reprendre la maîtrise de sa vie pour rayonner de son propre pouvoir, quelles que soient les conditions extérieures...
Visuel : © aris sanjaya - Fotolia.com
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