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| Une expo : courant d'air, courant de pierre |
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Au détour d’une promenade, poussez la porte de la galerie Collection à Paris. Cette galerie dédiée aux Ateliers d’Art de France vous invite à découvrir l’exposition Courant d’air, courant de pierre ou la rencontre poétique de deux artistes contemporains : Pascale Beauchamps et Annelise Nguyen.
Leurs palettes de matériaux ? Les galets et le métal. Deux éléments que tout semble opposer et pourtant. Mosaïste, Pascale Beauchamps nous dévoile ses sculptures en galets : des variations minérales de paysages imaginés, recomposés. Tel un courant de pierre, des macles, des orgues, des modules dialoguent avec les sculptures aériennes d’Annelise Nguyen, sculpteur de métal. Des œuvres que l’artiste apparente à des « enveloppes » qui seraient traversées par d’invisibles circulations de courants d’air ou d’eau.
Dans un jeu d’ombre et de lumière, ces sculptures aux lignes pures, aux dominantes de blanc, de gris et d’acier, jouent de leur différence. Les fils d’acier soudés laissent place au vide. Tandis que les galets, ancrés dans le sol, réaffirment le poids des choses. En émane un étrange sentiment d’apaisement, de douceur, de légèreté. Disposés au sol, accrochés aux murs ou simplement flottant dans l’espace, les volumes racontent une histoire. Celle de la rencontre de ces artistes qui ont conçu deux œuvres en commun pour l’exposition. Chacune a transmise à l’autre une sculpture à interpréter. Un travail difficile selon elles mais dont le résultat offre de nouvelles perspectives.
Autodidacte, Pascale Beauchamps travaille depuis quinze ans avec des galets à l’état brut. Ses sculptures, alliage de ciment et de galets de gravières ramassés lors de promenades, sont des sculptures terrestres, géologiques soulignant l’usure du minéral. A la différence des mosaïstes, Pascale Beauchamps ne brise pas la matière. « Le travail de taille est remplacé par un travail de tri. Je récolte des galets que je classe par taille, par couleur, par volume. S’ensuit alors l’assemblage des pierres. Je morcelle, je recompose en jouant sur la lumière.»
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