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| Shigeko Hirakawa : de l'art environnemental |
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Des bulles cristallines de 530 cm de haut remplies d'air branché, une molécule d'oxygène de 25 mètres de long en pleine campagne new yorkaise, des arbres aux feuilles articifielles violaçant sous l'effet du soleil. Du land art me direz-vous? Non de l'art environnemental!
L'originalité de Shigeko Hirakawa étant d'insuffler de la poésie dans la nature en l'apprivoisant en douceur pour matérialiser notre relation à l'environnement et les problématiques écologiques afférentes.
Nous avons rencontré Shigeko Hirakawa tandis qu'elle installait la sculpture « Air branché » à la mairie du 18e, dans le cadre du festival « Paris fait sa comédie ».
TDM : Shigeko, pourriez-vous nous décrire votre parcours artistique?
SH : Artiste peintre de formation, j'ai quitté le Japon en 1983 pour entrer aux Beaux Arts à Paris. En découvrant les paysages français, j'ai réorienté mes recherches sur les transformations que subit la nature : la décoloration du soleil, la pigmentation des feuilles, la circulation de l'eau. A la Maison des Arts de Malakoff, en 2001, j'ai expérimenté la circulation du vivant en créant « Eau domestiquée », un circuit de gouttes d'eau géantes disséminées dans un jardin dans des pastilles cristallines. L'eau capturée était colorée de fluorescine, un colorant permettant de détecter les eaux souterraines. En matérialisant le cheminement de l'eau, en nous renvoyant à nos propres cellules, je rendais l'invisible visible. Souligner la fragilité, les fugitivité de ces eaux que nous ne cessons de chercher et qui, stagnantes, meurent.
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