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Plus fort et plus courageux

«Vous pouvez penser que vous êtes plus en sécurité en restant ainsi et en maintenant un statu quo.

Pourtant, la sécurité ne vient qu’en prenant des risques, en vous ouvrant et en découvrant toujours plus ce que vous êtes. Certaines personnes ont découvert qu’en essayant de conserver un environnement sûr et en évitant de prendre des risques, elles étaient encore plus effrayées et leur insécurité grandissait.

La peur diminue lorsque vous lui faites face. Vous avez peut-être remarqué que lorsque vous innovez, vous vous sentez plus fort et plus courageux dans les autres domaines de votre vie.»


– Sanaya Roman, Choisir la joie
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» Tendances - Kultura - Samedi, 05 Avril 2008 01:36 Imprimer Par Marion Richter
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Shigeko Hirakawa : de l'art environnemental
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Des bulles cristallines de 530 cm de haut remplies d'air branché, une molécule d'oxygène de 25 mètres de long en pleine campagne new yorkaise, des arbres aux feuilles articifielles violaçant sous l'effet du soleil. Du land art me direz-vous? Non de l'art environnemental!


L'originalité de Shigeko Hirakawa étant d'insuffler de la poésie dans la nature en l'apprivoisant en douceur pour matérialiser notre relation à l'environnement et les problématiques écologiques afférentes.
Nous avons rencontré Shigeko Hirakawa tandis qu'elle installait la sculpture « Air branché » à la mairie du 18e, dans le cadre du festival « Paris fait sa comédie ».


TDM : Shigeko, pourriez-vous nous décrire votre parcours artistique?

SH : Artiste peintre de formation, j'ai quitté le Japon en 1983 pour entrer aux Beaux Arts à Paris. En découvrant les paysages français, j'ai réorienté mes recherches sur les transformations que subit la nature : la décoloration du soleil, la pigmentation des feuilles, la circulation de l'eau. A la Maison des Arts de Malakoff, en 2001, j'ai expérimenté la circulation du vivant en créant « Eau domestiquée », un circuit de gouttes d'eau géantes disséminées dans un jardin dans des pastilles cristallines. L'eau capturée était colorée de fluorescine, un colorant permettant de détecter les eaux souterraines. En matérialisant le cheminement de l'eau, en nous renvoyant à nos propres cellules, je rendais l'invisible visible. Souligner la fragilité, les fugitivité de ces eaux que nous ne cessons de chercher et qui, stagnantes, meurent.

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