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Tandis que les majors se battent contre le téléchargement illégal, un nouveau mode de diffusion vient bouleverser l'industrie cinématographique : le cinéma libre.
Le cinéma libre quezako ?
Le cinéma libre est une manière révolutionnaire de penser, produire et diffuser des films sous licence Libre de Droit. Les plus connues sont « Copyleft » ou « Art Libre » (http://artlibre.org/licence/lal) et « Creative Commons » (http://fr.creativecommons.org) Contrairement aux licences classiques, elles permettent d'instaurer un contrat non exclusif entre l'auteur, l'oeuvre et le consommateur. De là naît toute l'originalité de ces licences ayant pour close la libre programmation, diffusion et éventuellement modification d'une oeuvre par une tierce personne.
En devenant le paradoxe même du cadre juridique existant, elles ouvrent le champ de la création artistique. L'auteur reste maître de son œuvre sans pour autant en restreindre la diffusion. Un contrat novateur est passé entre le réalisateur et le consommateur. Une nouvelle ère cinématographique commence.
Créer oui mais créer librement!
Tel est le leitmotiv de Ralamax Prod , une boîte de production de films sous licence libre, unique au monde, créée par Joseph Paris et Enguerrean Deraedt en 2006, en opposition à l'adoption de la loi DAVDSI. Le 31 janvier, nous avons rencontré Joseph Paris et Pablo Cavero à la Galerie Hayasaki, à l'occasion de l'avant première de « 3263 », le dernier né de la production.
TDM : Joseph Paris, quelles étaient vos intentions en créant Ralamax Prod ?
Joseph Paris : En 2006, j'ai réalisé « Le bal des innocents », le premier long métrage français diffusé sous licence Creative Commons. La réaction du public a été très vive. Cela m’a conforté dans l’idée de créer une boîte de production soutenant l’émergence d’une communauté d'artistes animée par un même désir : démocratiser l’accès à la création artistique à travers un cinéma transparent et des travaux collaboratifs.
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