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| Mettre le vent en boîte ! |
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Si le vent pouvait écrire, que nous dirait-il ? Bernard Moninot, artiste-peintre et professeur de dessin aux Beaux Arts de Paris, dévoile au MAC/VAL la première étape de son Eolethèque Mondiale.
Présentés sous le titre « La Mémoire du Vent », dix dessins de lumières sont projetés sur les murs de la mezzanine. L'artiste? C'est le vent.
A l'aide d'une aiguille reliée à l'extrêmité d'une plante, Bernard Moninot enregistre les oscillations furtives du végétal bercé par le vent. L'aiguille grave alors, sur une surface en verre enduite de noir de fumée, un message filamenteux, unique et merveilleux.
Voilà bientôt quarante ans que Bernard Moninot observe, questionne, décrypte les phénomènes naturels pour faire advenir l'insaisissable. Son laboratoire? Un atelier au Pré Saint Gervais et à Château-Chalon, mais avant tout et surtout l'espace extérieur où il puise son inspiration première. Cet archiviste de la nature, ce révélateur de formes interroge l'acte de création pour toucher des domaines imperceptibles à l'œil nu. La lumière, les ombres, les sons, le vent et bientôt le silence sont au cœur de ses expérimentations.
"Presque rien. Mais c'est ce presque rien qui a été recueilli et et qui est maintenant montré, comme ce qu'il est – un commencement, le commencement à l'état pur."
Jean-Christophe Bailly, Préface du catalogue d'expositionLaissons donc la parole à celui qui voit et pré-voit au-delà du regard.
TDM : Pourriez-vous nous parler de votre exposition au MAC/VAL ?
Bernard Moninot : Je présente la première version de ce que j'appelle « l'Eolethèque mondiale ». Le terme « éolethèque » est un néologisme. Il s'agit d'une œuvre composée et produite pour le MAC/VAL : dix dessins du vent capturés au cours des dix dernières années dans dix lieux différents. L'idée du projet est née au cours l'été 2009. Il s'agissait de dessiner l'impossible : faire dessiner le vent lui-même.
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