
TDM : Patric Nottret, Mort Sur La Forêt est un croisement entre roman policier et militantisme écologique. Diriez-vous que le genre est au service de l’écologie ou inversement ?
Mes livres sont inclassables. Ce sont des polars verts, des thrillers écolos. L’énigme policière est le point de départ pour aborder des problématiques bien plus profondes. Je cherche à montrer de vrais hommes qui vont de bon cœur lutter pour de vraies causes.
Ce Pierre Sénéchal, cet écoflic, est l’anti écolo par excellence mais son enquête sensibilise le lecteur à une catastrophe écologique majeure : la déforestation massive et illégale de la forêt amazonienne.
TDM : Les chiffres que vous annoncez dans votre livre sont troublants et les anecdotes d’autant plus piquantes. La « filière de l’hamburger » qui transforme « l’Amazonie en viande hâchée » cause la disparition d’un peu plus de vingt hectares de jungle chaque minute : « Depuis seulement quinze ans, c’est trois fois la surface de la Belgique qui disparaît annuellement ». Quelle est la part de fiction et de réalité dans ces données ?
Tous les chiffres sont justifiés. Voyez-vous, chaque minute que nous passons à discuter correspond à des hectares d’arbres coupés pour produire des biocarburants, du soja, de la viande hachée, des meubles de jardin... Vous trouvez ces chiffres troublants ? Sachez qu’ils sont bien en deçà de la réalité. Si je révélais le vrai carnage, personne ne me croirait. Mais il n’y pas que les chiffres dans ce polar. Les faits historiques que je relate sont authentiques et étonnement personne n’a bronché.
TDM : A notre échelle, que pouvons-nous faire pour lutter contre ce déboisement massif ?
Faites attention à ce que vous consommez et plus simplement allez voter !




