Et si pour une fois, nous nous rapprochions d’une parole sincère et souvent tue, qui touche à l’intime masculin ? Et s’il était possible d’entendre un partage sur ce que veulent et attendent les hommes dans une rencontre sexuelle ? A écouter de plus près, il semblerait que certains clichés volent en éclats et qu’entre les attentes des hommes et femmes, des liens plus profonds qu’il n’y paraît nous ramènent à notre nature d’être éminemment et simplement humain…
Le sexe, c’est la vie…
Que les hommes osent y mettre les mots et voilà que de multiples souhaits prennent forme ! Le premier d’entre eux étant de rencontrer un partenaire ouvert : « Je suis bisexuel, dit Jean Pierre, et ce qui me fait le plus d’effet c’est de sentir que l’Autre, homme ou femme, a envie de moi, de nous » .
« Moi, ajoute Patrice, j’attends d’une femme qu’elle soit vraiment intéressée par cette dimension vivante du sexe, qu’elle se connaisse bien et ait envie de se découvrir avec moi ». « Les névrosées du cul, c’est vraiment triste, ajoute Léo ; moi j’ai envie d’être en re-la-tion, sans mentir, avec mon sexe dressé, en face d’une partenaire qui assume ses désirs. Et pas prisonnier d’un rôle de Prince Charmant à la con qui doit tout faire et tout réparer pour une princesse désincarnée à ne surtout pas choquer… Le sexe c’est la vie, pas une bulle irréelle ! »
Tout en reconnaissant que leurs partenaires féminines ont gagné en liberté sexuelle, ils valorisent les rencontres où elles sont actives et innovantes : « Je rêve de moments où je suis initié par ma partenaire et… surpris ! Quand c’est elle qui me sollicite, me prend, et change de positions parce qu’elle sent que « ça » l’appelle : elle m’emporte avec elle et c’est fort! »
A vos mots, choisis !
En outre ils attendent souvent de la femme qu’elle leur parle, qu’elle manifeste sans honte ce qu’elle ressent : « Avec ma femme, c’est difficile. Or j’ai besoin qu’elle me parle pendant l’amour, qu’elle soit libre avec ça… Je crois que derrière il y a ma peur de ne pas savoir la combler. J’ai besoin d’être rassuré, guidé, qu’elle me dise ce qui lui plaît, ce qui l’excite, ce qui la fait fondre ou fuir ! »
Dire à son partenaire ce qui plaît ou comment faire permet « de lui apprendre le corps sexuel, son fonctionnement » (localisation du clitoris, du point G pour les femmes ou point H pour les hommes ; plaisir lié à l’anus ; caresses spécifiques, stimulations, positions, mouvements, scénarii…) et ses limites avec confiance et respect !
Guider l’autre de la voix et du geste, encourager d’un mot, d’un regard, d’un râle, d’un cri, parler, chuchoter, susurrer est d’un grand pouvoir selon les hommes interrogés.
« Je me souviens, dit Serge, d’une relation de jeunesse terrible où ma partenaire ne cessait de me rabaisser et de me dénigrer pendant l’amour. J’ai tellement été jugé, moqué et méprisé que j’ai mis des années à m’en remettre. Quand je fais l’amour, je suis à nu : les paroles castratrices peuvent dévaster, j’ai besoin qu’on me dise ma beauté d’homme ! »
Ce besoin d’être admiré, encouragé et valorisé dans l’acte se double d’un besoin d’être loué dans sa nudité et sa virilité. Nous sommes en effet plus habitués à chanter le corps de la femme… que certaines parties, certains détails émouvants ou stimulant du corps de l’homme, à commencer par son phallus en érection : « la sincérité est cruciale, les mots portent l’énergie de la femme ! »
A vos re-marques…prêts ?… écoutez !
S’il est un souhait récurrent et subtil chez les hommes interrogés, c’est bien celui qui tourne autour de la verge : « J’attends que la femme ne « saute » pas sur mon sexe au détriment du reste sous prétexte qu’il se lève, ajoute sylvain ! J’ai besoin d’être stimulé, érotisé de partout pour diffuser et ne pas jouir trop vite ! »
En même temps, tous souhaitent que leur partenaire s’occupe plus et mieux de leur pénis, le suce, le caresse, l’embrasse, le frotte et apprenne à l’écouter au fil de la fellation.
« Il y a un moment (à la fin de l’éjaculation) où toute friction du gland est insupportable ! »
De même, s’ils apprécient qu’une femme réclame le cunnilingus (baiser vulvaire) et le 69, ils sont aussi sensibles au fait qu’elle fasse l’amour plus souvent et de façon moins prévisible ! « En vacances, selon Bernard, c’est le bonheur ! Je sens ma femme plus libre, nous faisons l’amour plus souvent et surtout à des horaires inhabituels, parfois dans des lieux insolites, avec plus de liberté, de fluidité… Avant le repas de midi en secret ou l’après midi ou même quand elle me réveille, en pleine nuit ! »
« Pour ma part, j’aime bien quand elle m’appelle d’un regard, qu’elle suggère, joue avec mes vêtements, qu’elle glisse à genoux devant moi et me suce amoureusement alors que rien ne la prédisposait à cette envie quelques minutes plus tôt. Elle me libère de cette obligation de performance, je suis pris au dépourvu et passif. »
Cet amour du phallus, loin de l’image réductrice de « la soumission au macho » prend pour Guy un sens nouveau : « Quand elle aime mon sexe dressé, je me sens entier, comme rassemblé. J’ai l’impression qu’à travers la sexualité et l’admiration amoureuse de cette femme pour mon phallus, s’opère une sorte de réconciliation universelle, un pardon magnifique pour tout ce que notre culture macho et phallocrate nous a imposé à tous, aux femmes bien sûr et aussi aux hommes ! »
(Merci aux hommes qui ont accepté de se livrer et de répondre à mes questions)
Que les hommes osent y mettre les mots et voilà que de multiples souhaits prennent forme ! Le premier d’entre eux étant de rencontrer un partenaire ouvert : « Je suis bisexuel, dit Jean Pierre, et ce qui me fait le plus d’effet c’est de sentir que l’Autre, homme ou femme, a envie de moi, de nous » .
« Moi, ajoute Patrice, j’attends d’une femme qu’elle soit vraiment intéressée par cette dimension vivante du sexe, qu’elle se connaisse bien et ait envie de se découvrir avec moi ». « Les névrosées du cul, c’est vraiment triste, ajoute Léo ; moi j’ai envie d’être en re-la-tion, sans mentir, avec mon sexe dressé, en face d’une partenaire qui assume ses désirs. Et pas prisonnier d’un rôle de Prince Charmant à la con qui doit tout faire et tout réparer pour une princesse désincarnée à ne surtout pas choquer… Le sexe c’est la vie, pas une bulle irréelle ! »
Tout en reconnaissant que leurs partenaires féminines ont gagné en liberté sexuelle, ils valorisent les rencontres où elles sont actives et innovantes : « Je rêve de moments où je suis initié par ma partenaire et… surpris ! Quand c’est elle qui me sollicite, me prend, et change de positions parce qu’elle sent que « ça » l’appelle : elle m’emporte avec elle et c’est fort! »
A vos mots, choisis !
En outre ils attendent souvent de la femme qu’elle leur parle, qu’elle manifeste sans honte ce qu’elle ressent : « Avec ma femme, c’est difficile. Or j’ai besoin qu’elle me parle pendant l’amour, qu’elle soit libre avec ça… Je crois que derrière il y a ma peur de ne pas savoir la combler. J’ai besoin d’être rassuré, guidé, qu’elle me dise ce qui lui plaît, ce qui l’excite, ce qui la fait fondre ou fuir ! »
Dire à son partenaire ce qui plaît ou comment faire permet « de lui apprendre le corps sexuel, son fonctionnement » (localisation du clitoris, du point G pour les femmes ou point H pour les hommes ; plaisir lié à l’anus ; caresses spécifiques, stimulations, positions, mouvements, scénarii…) et ses limites avec confiance et respect !
Guider l’autre de la voix et du geste, encourager d’un mot, d’un regard, d’un râle, d’un cri, parler, chuchoter, susurrer est d’un grand pouvoir selon les hommes interrogés.
« Je me souviens, dit Serge, d’une relation de jeunesse terrible où ma partenaire ne cessait de me rabaisser et de me dénigrer pendant l’amour. J’ai tellement été jugé, moqué et méprisé que j’ai mis des années à m’en remettre. Quand je fais l’amour, je suis à nu : les paroles castratrices peuvent dévaster, j’ai besoin qu’on me dise ma beauté d’homme ! »
Ce besoin d’être admiré, encouragé et valorisé dans l’acte se double d’un besoin d’être loué dans sa nudité et sa virilité. Nous sommes en effet plus habitués à chanter le corps de la femme… que certaines parties, certains détails émouvants ou stimulant du corps de l’homme, à commencer par son phallus en érection : « la sincérité est cruciale, les mots portent l’énergie de la femme ! »
A vos re-marques…prêts ?… écoutez !
S’il est un souhait récurrent et subtil chez les hommes interrogés, c’est bien celui qui tourne autour de la verge : « J’attends que la femme ne « saute » pas sur mon sexe au détriment du reste sous prétexte qu’il se lève, ajoute sylvain ! J’ai besoin d’être stimulé, érotisé de partout pour diffuser et ne pas jouir trop vite ! »
En même temps, tous souhaitent que leur partenaire s’occupe plus et mieux de leur pénis, le suce, le caresse, l’embrasse, le frotte et apprenne à l’écouter au fil de la fellation.
« Il y a un moment (à la fin de l’éjaculation) où toute friction du gland est insupportable ! »
De même, s’ils apprécient qu’une femme réclame le cunnilingus (baiser vulvaire) et le 69, ils sont aussi sensibles au fait qu’elle fasse l’amour plus souvent et de façon moins prévisible ! « En vacances, selon Bernard, c’est le bonheur ! Je sens ma femme plus libre, nous faisons l’amour plus souvent et surtout à des horaires inhabituels, parfois dans des lieux insolites, avec plus de liberté, de fluidité… Avant le repas de midi en secret ou l’après midi ou même quand elle me réveille, en pleine nuit ! »
« Pour ma part, j’aime bien quand elle m’appelle d’un regard, qu’elle suggère, joue avec mes vêtements, qu’elle glisse à genoux devant moi et me suce amoureusement alors que rien ne la prédisposait à cette envie quelques minutes plus tôt. Elle me libère de cette obligation de performance, je suis pris au dépourvu et passif. »
Cet amour du phallus, loin de l’image réductrice de « la soumission au macho » prend pour Guy un sens nouveau : « Quand elle aime mon sexe dressé, je me sens entier, comme rassemblé. J’ai l’impression qu’à travers la sexualité et l’admiration amoureuse de cette femme pour mon phallus, s’opère une sorte de réconciliation universelle, un pardon magnifique pour tout ce que notre culture macho et phallocrate nous a imposé à tous, aux femmes bien sûr et aussi aux hommes ! »
(Merci aux hommes qui ont accepté de se livrer et de répondre à mes questions)





Heureusement les clichés machistes liés au sexe volent en éclat, place aux clichés féministes. Un équilibre est à trouver, certains l'ont fait et font preuve d'ouverture, acceptent leur part de féminité sans pour autant se sentir touchés dans leur virilité. peut être auriez-vous pu vous donner la peine d'aller les rencontrer...