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| Nécessaires préliminaires |
| Vers l'éveil complet des sens |
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Parce qu’ils précèdent toute rencontre, les préliminaires comme art d’aimer, sont vitaux et paradoxalement souvent négligés
!
Modernité oblige, il est bien difficile aujourd’hui d’échapper à la dictature de l’Orgasme ou à celle qui vise à nous faire consommer du Sexe plutôt qu’à le vivre dans sa dimension personnelle et sacrée.
Comment faire pour résister ? L’une des solutions est peut-être de vivre pleinement ces moments de liberté et d’ouverture à l’autre que sont les préliminaires. Témoignages et propositions.
Tracer sa carte du plaisir
« Pour moi, dit Sylvia, les préliminaires c’est avant l’union et aussi après ! Et c’est incontournable! Comme un sas entre mon quotidien et ma sexualité ; un espace pour quitter « l’extérieur » et entrer dans le monde du désir, des sens, de l’abandon. » Les préliminaires permettent en effet de créer un itinéraire de jeu, de découverte et de complicité entre partenaires. Pour ce faire il convient d’oublier les zones érogènes génitales pour rencontrer l’autre dans sa totalité sensorielle : « Mon corps ne se résume pas à mon sexe, se rappelle Lucie : ma plus belle nuit d’amour, je l’ai vécue sans pénétration, une nuit entière de préliminaires où j’avais l’impression d’être une immense zone érogène ».
Plus développées chez la femme que chez l’homme, ces zones riches en capteurs sensoriels sont particulièrement sensibles au toucher et participent à l’éclosion du désir puis du plaisir.
Ainsi une véritable cartographie sensuelle personnelle se dessine et se parcourt lors des préliminaires, sans autre souci que celui de la découverte et du plaisir !
Jeux de mains, jeux coquins
Vive le vagabondage manuel plus ou moins intime entre creux et plis, bosses et merveilles ! Quel plaisir de passer d’une caresse spontanée du ventre, des fesses, des jambes ou des reins au massage appuyé et enveloppant des pieds ou de la poitrine ! Et quel vertige d’alterner l’effleurage indolent et la tonique friction (pulpe des doigts et pouces), le tapotement (avec le tranchant de la main, les doigts -façon pianiste-, le plat de la main ou le poing fermé) ou le pétrissage à deux mains !
« Personnellement, sourit Philippe, j’ai un faible pour les jeux de mains et d’ongles : j’aime effleurer avec leur tranchant, griffer légèrement ou incruster, caresser du plat de l’ongle ou pincer suivant les zones et les envies de ma partenaire ! »
« Moi j’aime tous les contacts, renchérit Aline, je caresse l’autre avec mes mains mais aussi avec mon nez, mes cheveux ou mes cils, mes avant-bras, mes seins ou mon ventre ; je m’enroule, je me colle, un vrai serpent… ».
Accessoirement vôtre
« Mes fantasmes m’ont souvent amené à utiliser des accessoires pour mon propre plaisir, solitaire d’abord et aussi lors des préliminaires, avoue Sarah ; j’aime particulièrement les foulards qui permettent de jouer avec leur douceur très excitante ou les plumes de faisans offertes par un amant chasseur ! Les jeux de chaud ou froid me plaisent aussi, et j’ai souvent accès aux glaçons ou alors aux galets doux et chauffés ».
Les modes de stimulation artificiels se classent en fait en cinq catégories : le doux, le chaud, le froid, tout ce qui peut piquer, presser ou fouetter (fourchette, cordelette/martinet) et enfin ce qui fait vibrer (vibromasseur).
« Personnellement dit Anne, j’ai peur de perdre le lien avec mon partenaire à force d’utiliser des artifices ; autant je joue avec les matières douces ou fouettantes suivant les moments, autant j’ai du mal avec le vibromasseur en couple ! »
Visuel extrait du film "Juste un baiser" avec Martina Stella et Stefano Accorsi.




