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Plus fort et plus courageux

«Vous pouvez penser que vous êtes plus en sécurité en restant ainsi et en maintenant un statu quo.

Pourtant, la sécurité ne vient qu’en prenant des risques, en vous ouvrant et en découvrant toujours plus ce que vous êtes. Certaines personnes ont découvert qu’en essayant de conserver un environnement sûr et en évitant de prendre des risques, elles étaient encore plus effrayées et leur insécurité grandissait.

La peur diminue lorsque vous lui faites face. Vous avez peut-être remarqué que lorsque vous innovez, vous vous sentez plus fort et plus courageux dans les autres domaines de votre vie.»


– Sanaya Roman, Choisir la joie
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» Psycho - Spiritualité - Samedi, 05 Avril 2008 00:16 Imprimer Par Catherine Maillard

moss3_3.jpg« Dépolluons notre esprit avant tout ! »

« Nous sommes pollués, que ce soit par nos rêves d’un futur meilleur, ou nos regrets du passé. », affirme Richard Moss, médecin et psychothérapeute américain. La solution : revenir au moment présent par la voie du mandala.»


TDM : Que voulez-vous dire par « nous polluons sans cesse notre esprit » ?

Richard Moss :  Nous n’avons de cesse d’empoisonner le moment présent avec nos jugements sur nous-même, les autres, et les histoires que nous nous racontons. Nous sommes perdus, la plupart du temps, dans nos rêves de futur en quête d’un monde meilleur ou égarés dans le passé à nourrir des regrets ou de la culpabilité. Cette pollution fondamentale de notre propre « je suis » précède celle que l’on déplore dans le monde. Or, on ne peut pas résoudre le problème environnemental « extérieur » si on ne commence pas par soi…

 TDM : Que préconisez-vous ?

Richard Moss : Etre en contact avec le moment présent ! C’est lorsque nous vivons le moment présent que nous faisons l’expérience de complétude, de joie et d’appartenance, à commencer par cette terre sous nos pieds, et ce ciel au-dessus de notre tête. Les questions fondamentales de type « qui suis-je ? », et « pourquoi est ce que je suis là ? » trouvent leurs réponses. Vivre le moment présent ouvre un espace intérieur où s’élabore une autre forme d’intelligence, différente de la pensée logique ou de la compréhension intellectuelle que nous pratiquons. Avec cette nouvelle capacité s’ensuit alors la possibilité de créer de l’harmonie et de cultiver une attitude plus en cohérence avec notre environnement…

Le mandala de l'être constitue en fait un modèle pour rechercher les dynamiques émotionnelles spécifiques qui gouvernent la vie de chacun. A la circonférence du cercle, on retrouve quatre directions, soit le passé, le futur, le sujet (moi), l'objet (toi). En se familiarisant avec celles-ci, et en saisissant leur relation cruciale à la position centrale du Présent, chacun peut apprendre à reconnaître la façon unique qu'il a eu d'abandonner le présent et de perdre le contact avec l'immédiateté de son être.


TDM : Comment apprendre à demeurer au centre du présent alors notre mental est conditionné à vivre en périphérie ?

Il est recommandé de pratiquer l’art du centrage, une voie que propose le mandala, traditionnellement utilisé par Jung pour mettre de l’ordre dans notre psyché. Littéralement « cercle » en sanscrit, le mandala est une représentation de ce que nous faisons et de la réalité que nous créons. Le centre en est le moment présent, la seule réalité qui soit. Mais au-delà de la réalisation de ce mandala, le plus important est de comprendre comment nous quittons ce centre… C’est la clé pour y revenir !

TDM : Pouvez-vous nous en expliquer « succinctement » la mécanique ?

Le mandala de l’être procure un modèle pour l’auto-investigation des dynamiques émotionnelles spécifiques qui gouvernent la vie de chacun. A la circonférence du cercle, on retrouve les quatre directions que prend notre mental quand il quitte le présent, à savoir le passé, le futur, le sujet (moi), l’objet (toi). En se familiarisant avec celles-ci, nous pouvons arriver à saisir comment nous entretenons de fausses identités par le biais des croyances que nous avons sur le passé, le futur ; ainsi que les histoires récurrentes que nous nous racontons (et croyons) au sujet de qui nous sommes.

TDM : Vous dite que la vie n’est pas une question de survie mais une possibilité d’épanouissement. Comment savoir si l’on est en survie ou en chemin ?

Lorsque nous sommes en mode survie, le présent n’est jamais satisfaisant. Il existe un sentiment qu’il faudrait que ce soit différent. Notre bonheur dépend alors d’une plus grande maison, d’un meilleur travail, d’un plus grand amour... Nous voilà constamment en train de poursuivre une vie imaginaire, sans nous arrêter à la source de notre agitation : ce sentiment d’insécurité sous-jacent. Le simple fait de nous tourner vers cette partie de nous-même que nous essayons de fuir est essentiel, nous passons alors du mode de survie au mode d’intimité avec soi. L’importance de cette expérience réside dans le fait de découvrir que notre seule réalité est notre connexion avec la vie et l’amour qui circulent en nous. Alors nous commençons à vivre en pleine conscience.

A lire : Richard Moss. Le mandala de l'être ( Ed Albin Michel).Mandala : Voyage vers le centre.  Bailey Cunningham (Le courrier du Livre). En pratique : Formation au Mandala de l'être. 27 au 31 Aout 2008. Domaine du fan. 87360 Verneuil Moustiers. Rens : Irett. 44, rue de la Chapelle. 95310 St Ouen-l'aumone www.irett.net .

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