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Plus fort et plus courageux

«Vous pouvez penser que vous êtes plus en sécurité en restant ainsi et en maintenant un statu quo.

Pourtant, la sécurité ne vient qu’en prenant des risques, en vous ouvrant et en découvrant toujours plus ce que vous êtes. Certaines personnes ont découvert qu’en essayant de conserver un environnement sûr et en évitant de prendre des risques, elles étaient encore plus effrayées et leur insécurité grandissait.

La peur diminue lorsque vous lui faites face. Vous avez peut-être remarqué que lorsque vous innovez, vous vous sentez plus fort et plus courageux dans les autres domaines de votre vie.»


– Sanaya Roman, Choisir la joie
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» Psycho - Spiritualité - Samedi, 07 Mars 2009 22:12 Imprimer Par Odile Chabrillac

La perception du chamanisme par les Occidentaux a considérablement évolué au cours du temps.

Après des siècles d’ostracisme - on ne parlait pas de chamanisme, mais bien de sorcellerie -, nous sommes passés par sa réhabilitation, pour arriver à l’époque actuelle où ce terme est associé à la notion de connaissance de soi et de quête spirituelle.

Mais, qu’est-ce vraiment que le chamanisme ?


Définir le chamanisme est une entreprise délicate, tant les formes qu’il prend sont variées. Des chamans sibériens aux hommes-médecines amérindiens en passant par les guérisseurs d’Australie et d’Afrique, chaque continent a vu émerger des versions spécifiques du sacré.

loup.jpgAu-delà de cette diversité apparente, on retrouve dans toutes ces formes une conception identique de l’équilibre cosmique, une même approche de l’univers et du divin. Le chaman sait et voit que tout a une âme, que tout est vivant et participe d’un unique réseau d’énergie vitale : l’homme est uni au monde qui l’entoure, au même titre que le rocher, l’herbe ou encore l’oiseau. Pour lui, aucun de ces éléments n’a de sens l’un sans l’autre. Dans un tel processus, l’être humain a un devoir de respect envers tous les êtres vivants. Ce respect vis-à-vis de la vie et de sa nature sacrée est le dénominateur commun de toutes les traditions chamaniques.


Notons d’abord que n’est pas chaman qui veut. Il s’agit d’une vocation réservée à des individus particuliers choisis par les esprits, les ancêtres ou encore par le clan à la suite d’incidents ou d’accidents interprétés comme des signes : c’est souvent une crise majeure qui va obliger le chaman à s’isoler pour pouvoir intégrer ce qui lui arrive. Il devra ensuite passer par des épreuves initiatiques longues, puissantes et souvent douloureuses, qui détermineront son destin et l’orientation de ses pouvoirs. Selon la tradition, la durée de l’apprentissage peut aller de deux à dix ans où le futur chaman – cela signifie « l’homme qui voit » en toungouse de Sibérie orientale - va peu à peu apprendre à reconnaître ses visions, les maîtriser et en chercher le sens profond.


Quel est le rôle du chaman ? Son objectif est de rétablir l’équilibre, sur le plan cosmique comme sur le plan social. Quand la vie est perturbée, quand la santé d’un homme, les réserves alimentaires d’une communauté ou ses rapports avec un clan voisin sont affectés, le chaman doit se rendre auprès des esprits pour tenter de régler le problème à un autre niveau. Il doit donc quitter le monde ordinaire pour accéder à son autre face, surnaturelle, en franchissant un passage, et il doit ensuite en revenir.


Le voyage chamanique commence par un état de transe ou d’extase, également appelé « état modifié de conscience ». Cet état s’obtient par différentes techniques qui peuvent se combiner (ou pas) et leurs effets se conjuguer : la danse, le tambour, les incantations, les pratiques ascétiques et aussi l’absorption de plantes psychotropes. Une telle maîtrise du voyage de l’autre côté du miroir fait du chaman un guérisseur au sens large du terme : il est celui qui soigne, qui résout. Il n’œuvre d’ailleurs jamais pour lui seul mais pour le bien de la communauté.


Selon cette approche, la santé est une question d’harmonie, elle consiste en un développement spirituel. La santé, c’est connaître la vie et la mort et n’y voir aucune différence. C’est s’unir puis se dissoudre, découvrir la solitude puis rechercher la compagnie, de façon à comprendre les multiples facettes de l'existence. La maladie est d’abord traitée par les plantes médicinales dont les chamans ont une parfaite connaissance. Si les résultats ne sont pas satisfaisants, le chaman va alors se rendre dans le monde des esprits pour intervenir en faveur du malade. Lorsque la mort s’approche de trop près, il assume alors le rôle de guide spirituel en aidant le futur défunt à abandonner son enveloppe charnelle pour retourner dans le grand cycle de la nature.


A lire : Le Cercle de Vie, de Maud Séjournant, l’initiation chamanique d’une psychothérapeute française ; La chamane blanche, d’Olga Kharitidi, où il s’agit cette fois de l’initiation d’une psychiatre russe, sans oublier les livres de l’Américain Michael Harner, et le magnifique livre de Jan Kounen (avec son DVD), Vision, regards sur le chamanisme.
A voir aussi : L’ayahuasca, le serpent et moi, un reportage sur la quête chamanique d’un jeune Français.


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