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Plus fort et plus courageux

«Vous pouvez penser que vous êtes plus en sécurité en restant ainsi et en maintenant un statu quo.

Pourtant, la sécurité ne vient qu’en prenant des risques, en vous ouvrant et en découvrant toujours plus ce que vous êtes. Certaines personnes ont découvert qu’en essayant de conserver un environnement sûr et en évitant de prendre des risques, elles étaient encore plus effrayées et leur insécurité grandissait.

La peur diminue lorsque vous lui faites face. Vous avez peut-être remarqué que lorsque vous innovez, vous vous sentez plus fort et plus courageux dans les autres domaines de votre vie.»


– Sanaya Roman, Choisir la joie
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» Psycho - Psycho - Mardi, 18 Novembre 2008 00:22 Imprimer Par Catherine Maillard

fminin.jpgPas si simple pour les femmes d’aujourd’hui de relever un tel défi. D’autant plus que pour occuper le terrain, nous avons développé des valeurs « plus masculines ». Ce n’est pas grave.  Reste qu’un retour à notre vraie nature s’impose. Les pistes avec nos spécialistes.

Ce n’est pas un scoop, plutôt un constat : nous avons bel et bien développé le goût du pouvoir et de l’ambition. Et nous occupons davantage une scène réservée jusqu’ici aux hommes. Mais à quel prix ! Avouons à notre décharge qu’il n’est pas simple de concilier des valeurs dites féminines (douceur, patience, délicatesse) avec un rôle social durement acquis. Toutefois à force de répéter que nous étions égaux, peut-être avons-nous fini par croire que l’on était pareil. Or c’est indéniable la femme n’est pas comme un homme comme les autres… Si nous voulons qu’une société occidentale longtemps marquée par le masculin se féminise, il en va de l’engagement de chacune d’entre nous. Sans chercher à prendre une revanche, mais plutôt en s’éveillant à notre féminin, et ses valeurs. 


Visuel : Clarins


•    Développer la notion d’accueil
« Que ce soit accueillir le sexe de l’homme, l’enfant à naître, un compliment, la femme est programmée pour recevoir de l’autre » affirme France Schott-Billmann, psychanalyste et art-thérapeute. Sa morphologie tout comme sa psyché est faite de courbes et de creux. Selon, elle, « la femme n’accueille pas tant pour combler un manque, un propos cher à Freud, que pour créer du nouveau ». Notre rencontre avec l’altérité n’aurait d’autre objectif que la création, que ce soit un enfant, une oeuvre artistique, sociale ou tout simplement du sens à la vie. C’est une bonne nouvelle, non ?

Mais comment s’y prendre?
« Accueillir demande de se mettre dans une attitude réceptive » répond France Schoot Billman. C’est-à-dire :  Se laisser inspirer par le cours de la vie, une parole, une attitude. Nous avons pris l’habitude de nous braquer, critiquer, ou juger, autant de postures qui ne favorisent pas l’accueil évidemment. En clair, nous devons réapprendre à recevoir de la vie, de l’autre, des autres… Il y a quelque chose de l’ordre du lâcher prise également !
Son livre :  Du féminin et l’amour de l’autre (Ed. Odile Jacob).

•    Retrouver le contact avec son essence
«  Explorer sa sexualité, accueillir sa féminité plurielle, en-dehors de tout stéréotype passe avant tout par renouer le contact avec la beauté de son corps, de son sexe, et les honorer » précise Marie-Hélène Sourd, psychothérapeute en biodynamique. Il s’agit de retrouver une forme de royauté, qui est celle des origines, perdue au fil du temps du patriarcat. Elle ajoute : « Entre la grande déesse et l’hyper battante, il y a un équilibre à trouver qui passe par des qualités à se réapproprier ».

Comment s’y prendre ?
« En agissant, plutôt qu’en réagissant " répond-elle.  La plupart du temps, nos actions répondent aux exigences venues de l’extérieur. Contraintes sociales, amoureuses, maternelles nous forcent à réagir. Revenir à soi et agir, ou non, se fait à partir de notre centre, de notre ventre. Écouter plus finement nos élans vitaux et notre intuition, permet de poser une action davantage en accord avec notre féminité.  « Prenez contact avec votre vitalité » ajoute-t-elle aussi. Dans notre corps circule une énergie dont nous ignorons souvent la présence, trop occupées par nos sensations de fatigue ou de stress. Pour accéder à la source de votre vitalité, laissez faire, abandonnez-vous ! À une musique que vous aimez, par exemple. « Les deux pieds ancrés dans le sol, les yeux fermés, laissez un son, un instrument rencontrer votre énergie, et bougez sans réfléchir ", propose la thérapeute. Votre énergie va pouvoir s’exprimer dans un mouvement spontané, celui de votre essence, de votre féminité…
Son atelier : Féminin et sexualité. Infos : www.chemin-des-sources.com  .

•    Prendre la responsabilité de son désir
Dans le secret de son cabinet, les femmes qui s’essoufflent à suivre des codes qui ne sont pas les leurs se succèdent. Selon la psychothérapeute Valérie Colin Simard « nous avons pris l’habitude d’obéir à nos devoirs et à nombre d’obligations » . Hélas, le féminin ne peut s’éveiller que si nous identifions nos véritables besoins et nos envies profondes. Il faut commencer par se reposer et prendre soin de soi. Rien de révolutionnaire dans sa proposition, mis à part que peu le font, et le plus souvent en culpabilisant.

Comment s’y prendre ?
La thérapeute propose de commencer par chasser au maximum la culpabilité pour ne garder que la responsabilité de ses choix, et le sentiment de liberté qui en découle.
En deuxième piste, elle préconise de dévoiler sa vulnérabilité.
C’est vrai que par volonté d’autonomie et d’indépendance, parfois par orgueil aussi, nous avons pris l’habitude de tout prendre en charge, et de tout faire par nous-même. Nous nous croyons obligées en quelque sorte de jouer tous les rôles. Et nous ployons alors sous le fardeau. Dans ce contexte nous sommes souvent coupées de notre sensibilité, et de notre vie émotionnelle profonde… Se montrer vulnérable, peut nous permettre d’y accéder à nouveau.
Son livre : « Quand les femmes s’éveilleront » (Ed. Albin Michel).

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