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Plus fort et plus courageux

«Vous pouvez penser que vous êtes plus en sécurité en restant ainsi et en maintenant un statu quo.

Pourtant, la sécurité ne vient qu’en prenant des risques, en vous ouvrant et en découvrant toujours plus ce que vous êtes. Certaines personnes ont découvert qu’en essayant de conserver un environnement sûr et en évitant de prendre des risques, elles étaient encore plus effrayées et leur insécurité grandissait.

La peur diminue lorsque vous lui faites face. Vous avez peut-être remarqué que lorsque vous innovez, vous vous sentez plus fort et plus courageux dans les autres domaines de votre vie.»


– Sanaya Roman, Choisir la joie
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» Psycho - Psycho - Mercredi, 10 Juin 2009 16:51 Imprimer Par Odile Chabrillac

matre_tir__larc.jpgEtre zen au quotidien, c’est très bien. Lâcher-prise, c’est oser aller plus loin et accueillir le changement en s'abandonnant à ce que l'on ne peut pas maîtriser. N'est-ce pas en acceptant de perdre que l'on est susceptible de gagner ?

Lâcher-prise, ce serait de « laisser s’accomplir » sans nous préoccuper - en excès - de nos représentations, préjugés, peurs et même désirs… Tout en sachant renoncer à nos projets trop élaborés, nos programmes d’action, l’attente permanente de résultats, pour redevenir disponible au cœur de soi, à l’essence de son existence.

La coach Virginie Pré nous propose quelques solutions pour nous y aider.



•    Sortir du faire
« Selon moi, explique-t-elle, le lâcher-prise est lié au fait de sortir de la suractivité et de renouer le contact avec soi-même, pour accueillir ce que la vie a à nous offrir. Il permet de saisir les opportunités qui n’ont pas forcément la forme que l’on avait imaginée ». A la différence de la résignation qui s’accompagne de son cortège de ressentiments et de regrets, le lâcher-prise suppose de regarder la situation en l’état et de l’accepter : les choses sont comme ça. C’est seulement en prenant en charge notre existence ici et maintenant que l’on peut la faire avancer.

•    Lâcher le contrôle
« Je compare souvent la notion de lâcher-prise à la maîtrise du tir à l’arc, poursuit Virginie Pré. Il est important de se préparer correctement, d’être clair sur la direction vers laquelle on veut aller, mais il y a un moment où il est essentiel de lâcher la flèche et de la laisser suivre son parcours… Il est hors de question de la porter jusqu’à la cible ! » Or, aujourd’hui, tout nous pousse à tenter de garder un tel contrôle le plus longtemps possible. D’autant que, pour y renoncer, il faut accepter de traverser ses peurs, ce qui n’est pas toujours facile : Peur de mal faire, peur d’être dépossédé, peur de se tromper, peur de ne pas être reconnu, peur de manquer… Le lâcher-prise, en nous demandant d’accepter l’inconnu, nous confronte à toutes ces angoisses, mais il nous permet aussi, à force d’en user et d’en abuser, de les apaiser.

•    Faire confiance au-delà de soi.
Le lâcher-prise est en fait une notion issue du bouddhisme qui interpelle notre ego : Elle amène, dans une certaine mesure, à l’abandon de notre vouloir personnel et cet abandon produit une détente, une soumission à ce qui est et non à ce qui devrait être. Comme l’explique le maître zen Arnaud Desjardins, « Dans la vie, nous nous trouvons dans la situation de quelqu’un qui descend un torrent en rafting ou en kayak : pour celui qui est crispé et angoissé, cette descente va être un véritable enfer. En revanche, celui qui va avec le courant de manière détendue accomplit la même descente avec bonheur et aborde les difficultés avec souplesse. » Que l’on soit croyant ou pas, le lâcher-prise nous invite à faire confiance à la vie et à savoir nous incliner face à ce qui est.

•    Savourer
Enfin, à partir du moment où l’on parvient à ne plus (trop) penser, ne plus (trop) vouloir, il est possible de développer une saine curiosité, de se laisser inspirer par la vie : « J’ouvre grand mes yeux, toutes « papilles » aux aguets, continue Virginie Pré. Pour rentrer dans cet espace, le mieux est alors d’aller vers les choses que l’on a envie de s’offrir, de mettre en place une mosaïque de plaisirs et de désirs, sans se forcer. » Des choses toutes simples : marcher sous la pluie – et tant pis pour le brushing ! -, lire un magazine people – pourquoi pas ? -, dévorer un paquet de guimauves au chocolat. En oubliant le rôle que l’on a trop souvent tendance à jouer, en lâchant l’image de soi, en arrêtant de se juger. Cela peut aussi bien être danser, méditer, randonner, bref faire ce que l’on veut à condition que cela réveille en soi de la joie !

•    Compter sur son corps
Pour réintégrer le présent et lâcher les peurs du lendemain, il n’existe rien de mieux que de se réapproprier notre corps, de lui donner la parole. Comme l'écrit le thérapeute François Roustang, auteur de Savoir Attendre (Editions Odile Jacob Poche) : « Pour faire face à n’importe quelle situation, assurez-vous que vous avez deux bras, deux jambes et que la vie circule en vous. Il faut parfois savoir accepter son état d’être vivant. Ce qui signifie : ne plus penser, ne plus vouloir, ne même plus s’occuper de ses émotions ». Par la respiration, la relaxation, le sport, il est possible de se réunifier avec son corps et d’apprendre ainsi à arrêter de se projeter hors du présent, que ce soit dans le passé ou le futur.

•    Partager
Vous trouvez ça trop compliqué ? Songez à vous exercer en groupe, car dans ce domaine, « la contagion est importante ». Le témoignage des autres, les expériences montrent souvent de manière surprenante que « ça marche ! ». Et que le lâcher-prise est agréable et efficace pour mener une vie plus harmonieuse et plus sereine, mais non moins enracinée dans le réel. Se coacher avec une amie, aller méditer dans un dojo, consulter un praticien d’hypnose Ericksonienne, sont autant de moyens qui permettent d’approcher ce ressenti si spécifique.

Visuel : www.afjnl.org


S’appuyer sur les bons outils
Il est possible de consulter l’un des nombreux livres écrits sur le sujet. Le livre de Myriam Roure, « Lâcher prise pour évoluer » (Editions Josette Lyon, 2007) nous aide à faire de notre inconscient un allié, donc à lâcher notre volonté pour bénéficier des ressources cachées de notre psychée. Pensez aussi à « Vivre et Lâcher-prise » de Guy Finley (Editions de l’homme, 2005) ou « 81 façons d’apprendre à lâcher prise » de Ronald Mary (Editions Trédaniel, 2001). Enfin, une solution formidable pour tester sa capacité à débrancher son mental : les livres L’œil magique, dans la Collection Jeux d’aujourd’hui, se déclinent en plusieurs tomes : ces images en trois dimensions ne peuvent pas être perçues par la force de la volonté mais bien par notre capacité à faire fi de cette dernière.


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Commentaires (2)Add Comment
On a dit, pas si simple...

Par Odile C., octobre 26, 2009

Vous avez parfaitement raison. Lâcher-prise ne signifie jamais nier qui l'on est ni ce que l'on a vécu. Au contraire. Il s'agit d'y faire face pour vivre avec. Car c'est de cela qu'il s'agit, vivre malgré tout. D'éviter de ré-agir comme vous dites, pour agir sur la route que l'on se choisit. A défaut de renvoyer leur responsabilité aux autres, de prendre chacun la sienne... Ma responsabilité peut être de dire stop, de fuir une situation qui me faire souffrir ou de me protéger car je suis responsable de moi. Avant tout. Pas si simple, je sais... Mais faisable, je le sais aussi...
la douleur du passé

Par fatima ameur, octobre 24, 2009

interressant certes heureusement...mais....quid du viol, de l'inceste de la maltraitance qui fait dire "j'aurais préféré mourir", de ces violences extrêmes où l'on demande encore et encore à la victime de faire le travail sans s'interroger sur ce que l'on fait au quotidien pour enrayer les souffrances ?
Ok sur le principe mais là encore quid de nos réactions face à ceux qui générent les souffrances et qui continuent à vivr enormalement car nous sommes souvent trop lache pour leur renvoyer leur responsabilités ?
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busy

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