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Plus fort et plus courageux

«Vous pouvez penser que vous êtes plus en sécurité en restant ainsi et en maintenant un statu quo.

Pourtant, la sécurité ne vient qu’en prenant des risques, en vous ouvrant et en découvrant toujours plus ce que vous êtes. Certaines personnes ont découvert qu’en essayant de conserver un environnement sûr et en évitant de prendre des risques, elles étaient encore plus effrayées et leur insécurité grandissait.

La peur diminue lorsque vous lui faites face. Vous avez peut-être remarqué que lorsque vous innovez, vous vous sentez plus fort et plus courageux dans les autres domaines de votre vie.»


– Sanaya Roman, Choisir la joie
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» Psycho - Psycho - Vendredi, 20 Novembre 2009 10:14 Imprimer Par Catherine Maillard


La question de la maladie comme simple ensemble de symptômes est bel et bien remise en cause. Pour certains médecins, elle aurait un sens que nous pourrions déchiffrer, pour moins la subir, et peut-être mieux guérir.

« Notre organisme réagit en permanence pour maintenir la vie en nous ! « affirme le Dr Jean-Pierre Muyard, auteur de Pourquoi tombons-nous malades ? (Ed. Fayard). Hippocrate le postulait déjà : Il y aurait dans notre corps un potentiel de recherche d’équilibre susceptible d'être déclenché dès que la vie serait menacée. Les scientifiques l’appellent aujourd’hui le système immunitaire. C’est bien de son intégrité que dépendra la capacité d’un organisme vivant à provoquer une réaction ou un processus d’adaptation et d’ajustement face à un changement de équilibres internes ou externes. Ou l’apparition d’une maladie.

Le facteur psychosomatique

Il ne s’agit pas tant de renier les avancées de la science en matière de guérison, que d’en soulever certaines limites ! « La médecine scientifique réduit souvent le malade à un objet de mesure. Or la maladie n’est pas qu’une réponse à un agresseur extérieur. Elle répond à de nombreux facteurs » soulève Ghislain Devroede, chirurgien et professeur de chirurgie à l ‘Université de Sherbrooke (Québec) auteur de Chacun peut guérir (Ed. Payot). Il existe bien sûr des « malédictions » chromosomiques, ou encore génétiques, mais elles ne sont pas les seules en cause. La dimension psychosomatique n’est pas à éluder. On sait aujourd’hui que quand un des deux conjoint meurt, l’autre augmente son taux de mortalité… Un aspect social stressant peut également contribuer à déprimer le système immunitaire. Enfin, les neurologues s’accordent à dire que les individus qui cultivent la haine et la colère sont plus susceptibles d’être victime de maladies cardiaques. Autant d’éléments qui tendent à valider une vision psychosomatique, jusqu’ici peu prise en compte.

Le facteur intra-utérin

Plus récemment, l’étude de la vie intra-utérine entre aussi en scène ! Et avec elle émerge, même si nous en sommes aux balbutiements, la notion d’ identité cellulaire immunitaire. Notre vécu dans « le chaudron utérin, » comme l’appelle le Dr Jean-Pierre Muyard, pourrait avoir des conséquences sur notre bonne ou mauvaise santé. Hier encore anecdotique, ce premier vécu fait aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches. Boris Cyrulnik qui a étudié l’éthologie de la grossesse a pu observé que l’alimentation sensorielle du fœtus est fournie par les réactions de la mère. Les réactions émotives de cette dernière ne sont pas sans conséquence sur le bébé. Qu’elle soit de nature très anxieuse ou sereine, semble influer ! D’autres éléments comme le fait qu’une naissance soit non désirée, n’est peut-être pas si neutre. Une maladie peut signaler, ou plutôt réactualiser, l’inscription psychobiologique « traumatique » de départ.

La dimension transgénérationnelle

Nos fidélités inconscientes à nos aïeux peuvent également retentir sur notre santé. Derrière cette affirmation, quelque peu mystérieuse, se cache un principe dit de psychogénéalogie. Le professeur Anne Ancelin Shützenberger, connu pour son travail autour du cancer, propose de retracer l’histoire de sa famille pour accéder à des événements marquants concernant nos ancêtres. Certains arbres généalogiques ont pu révéler des répétitions stupéfiantes, comme des leucémies… « Il est possible que certaines mémoires occupent l’espace de la personne et induisent des comportements qui pourraient la conduire à répéter une histoire qui n’est pas la sienne », soutient Jean-Pierre Muyard. Y compris tomber gravement malade. Plus que le terrain de l’hérédité, c’est bien celui de nos loyautés inconscientes qui est en cause. Un champs d’hypothèse qui pourrait bien intriguer la médecine.

Un autre accompagnement

Porter un autre regard sur la maladie n’implique en aucun cas de supprimer un traitement, mais plutôt de l’envisager de façon plus globale, et moins comme une fatalité. Selon le Dr Ghislain Devroede, la prise de conscience est primordiale : « Comprendre ce qui se joue quand le corps prend la parole quand on ne peut nommer autrement une souffrance profonde, est un premier pas sur le chemin de la guérison. »



Jean-Pierre Muyard. Pourquoi tombons-nous malades ? Ed. Fayard.

Ghislain Devroede. Chacun peut guérir. Ed Payot.
Anna Zanardi. La dimension psychologique de la maladie. Ed. Dauphin.

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