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Plus fort et plus courageux

«Vous pouvez penser que vous êtes plus en sécurité en restant ainsi et en maintenant un statu quo.

Pourtant, la sécurité ne vient qu’en prenant des risques, en vous ouvrant et en découvrant toujours plus ce que vous êtes. Certaines personnes ont découvert qu’en essayant de conserver un environnement sûr et en évitant de prendre des risques, elles étaient encore plus effrayées et leur insécurité grandissait.

La peur diminue lorsque vous lui faites face. Vous avez peut-être remarqué que lorsque vous innovez, vous vous sentez plus fort et plus courageux dans les autres domaines de votre vie.»


– Sanaya Roman, Choisir la joie
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» Psycho - Psycho - Lundi, 19 Octobre 2009 15:48 Imprimer Par Catherine Maillard

altPandémie, crise financière, catastrophe climatique… Au secours ! La tentation est forte de prendre ses jambes à son cou, mu par une émotion de type « archaïque » mais toujours d’actualité : la peur.

Retour sur un mécanisme physiologique, une émotion racine, pour mieux la dépasser, voire même en tirer des bénéfices !

Bien nichée au cœur de notre cerveau et de notre système nerveux, la peur est souvent la première à apparaître lorsque l'on doir faire face à de grands bouleversements. Entraînant dans son sillage bien des craintes voire des angoisses. « Il faut savoir que, la peur, cette information initiale précède toutes autres manifestations émotionnelles, que ce soit nos accès de tristesse, ou encore nos colères fulgurantes » souligne Catherine Aimelet-Perissol (1) docteur en médecine, homéopathe et psychothérapeute.
Ce mécanisme d’urgence se déclenche dans notre cerveau limbique lors de situation perçue comme dangereuse. Sa fonction est bien réelle ! Sans lui nous ne décamperions pas, ni devant un bus qui nous coupe la route, ni face à un individu violent.

 

Des peurs plus irrationnelles

Mais qu’en est-il des peurs plus irrationnelles, comme une menace d‘épidémie, de chômage, ou d‘éventuel tremblement de terre ? « Heureusement en France nous ne risquons rien » partage un homme d’une quarantaine d’année au comptoir d’un café, devant un article sur le dernier séisme à Sumatra.  L’air en fait pas si rassuré ! Une information perçue comme alarmante, et voilà le petit vélo du mental, et le ballet des émotions qui s’emballent avec à la clé un stress intense, et beaucoup d’anxiété. «  En réalité, ce type de bouleversement sur le mode planétaire peut aller jusqu’à réveiller des peurs reliées à la survie, comme celle de ne plus avoir de toit, d’avoir des difficultés à se nourrir, à se vêtir, de tomber malade » souligne Hervé Magnin (2), psychothérapeute et comportementaliste. Même si les conséquences sont souvent fantasmées, ces peurs « irrationnelles » opèrent un travail de sape, dont il faut tenir compte.

 

Prendre du recul

« Faites-en un moteur d’action »,  invite Catherine Aimelet-Perissol ! Bien sûr que le risque de paniquer existe, et c’est bien naturel. Regarder vos peurs en face, vous y confronter, vous apportera pourtant davantage que d’être dans le déni, même si c’est difficile. Il s’agit alors de prendre du recul, et d’examiner objectivement la situation. Posez-vous la question : Quels sont les risques réels pour vous ? A quelles incertitudes cela vous renvoie-t-il ? Et revenez à l’essentiel : Au-delà d’éventuelles menaces de perdre… votre pouvoir d’achat, ou de rester une semaine couchée (en cas de grippe A ou autre) qu’est-ce qui est important pour vous, d’inaltérable, sur lequel vous pouvez vous s’appuyer ?
La peur devient alors une formidable occasion de se recentrer sur ce qui a du sens pour vous et vos valeurs. D’ouvrir à nouveau les yeux sur ce qui nous est cher : notre famille, nos amis…. C’est aussi une invitation à retrouver votre libre-arbitre (et ce n'est pas rien aujourd'hui...).

 

Cultiver des états d’âme positifs

Il est possible d’atténuer l’impact de la peur, en pacifiant nos états négatifs, en faisant de la place à nos états d’âme positifs, voire en en produisant davantage. « Nous avons pris l’habitude d’amplifier ce qui a facilité notre survie. Non pas ce qui améliore notre qualité de vie » constate le psychiatre Christophe André (3). D’où ce focus qu’opèrent la plupart d’entre nous sur nos états d’âme négatifs, avec lesquels nous sommes plus familiers.
Chercher à ne plus ressentir de peur, n’est pas forcément la bonne voie, il faut plutôt tenter de ne pas se laisser dominer par elle
. Selon le psychiatre, « des pratiques comme le Tai-chi, le yoga, la méditation permettent peu à peu de se pacifier. » Il suggère d’augmenter le temps de conscience de soi, se poser pour respirer et sentir comment on va, est un premier pas. Sans se juger, ni se jauger, juste sentir et accepter : un premier pas ver le dépassement !

Visuel : www.dvdrama.com

 

(1) Mon corps le sait. Catherine Aimelet-Perisol. Ed. Robert Laffont.

Son site : www.logiqueemotionnelle.com

(2) Surmonter ses peurs, enfin libres. Hervé Magnin. Ed Jouvence.

(3) Les états d’âme. Un apprentissage de la sérénité. Christophe André. Ed. Odile Jacob
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Commentaires (3)Add Comment
J'avais la même chose

Par Myriam, avril 09, 2010

et j'ai réussi à trouver la cause car à une psychothérapie courte.
Quand les crises arrivaient, je m'asseyais, respirais profondément et sentais tous mes membres en me répétant, je sens mes pieds toucher le sol, je sens le poids de mes jambes, je sens etc ...C'était un exercice d'ancrange qui fonctionnait bien.
Bon courage !
Oser se confier

Par Odile C., mars 28, 2010

Merci de votre confiance. Dans tous les cas, vos angoisses vous empêchent de vivre normalement. Il est donc essentiel de retourner voir un professionnel, votre psy très probablement. Pour lui, ce n'est pas grave que vous ayez manquer un rendez-vous. Rappelez-le absolument. Ou si vraiment vous n'osez pas, allez voir un praticien d'EMDR, cette technique qui est également pratiquée par des psychologues est très efficaces contre les angoisses. Bon courage !
angoisses anxiétés

Par lepinay stevens, mars 23, 2010

bonjour je m'appel stevens j'ai22ans et je souffre d'angoisses et d'anxiétés tres intenses j'ai peur de tout de sortir tout seul prendre le bus repondre au telephone je perd tous ms moyens alors qu'avant je n'étais pas comme ca je crois que je souffre de phobie ou d'agoraphobie je voyais un psy mais plus en ce moment car j'ai raté un rendez vous et maintenant je n'ose plus y aller je sais plus quoi faire meme ché moi je fais des crises c'est incontrolable c'est come si mon subconscient avait pris la place de mon conscient c'est horrible y'a il des exercices que vous pouvais me conseiller de faire merci à vous
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