Courir chez le psy, oui, mais mieux vaut choisir le bon… En cas d’anxiété chronique, d’épreuve difficile à vivre ou de licenciement, quand on a l'impression d'être enseveli sous les nuages et les problèmes, se prendre en charge est important. Sous peine de se laisser déborder. Reste à répondre à la question : vers qui se tourner ?
Le point sur les différentes propositions existantes.
Avons-nous tous besoin d’un psy ? La question peut se poser. Il semblerait néanmoins qu'une telle démarche a changé la vie de plus d’une personne. Mieux se connaître et s’accepter, dénouer ses angoisses, se réconcilier avec son corps, retrouver ses rêves enfouis, sortir des répétitions malheureuses… Nul doute que c’est bien souvent une épreuve ou un profond mal-être qui motive la décision d’y recourir.
Pour croquer à nouveau dans la vie, ses séances peuvent se révéler de précieux rendez-vous avec soi-même.
Une thérapie permet le plus souvent de trouver un sens à ce qui nous arrive, à nous aider à donner des fondations à notre construction intérieure.
Chacune aide la partie de nous qui « sait « à enrichir celle qui ne sait pas, en fonction de nos attentes, avec une démarche spécifique.
Se tourner vers les thérapies dites « longues »
Vous culpabilisez à tout va, vous êtes angoissé sans raison apparente, un passage à la retraite se profile… Ces motifs peuvent relever d’une approche psychanalytique « longue » (de type freudienne, jungienne ou lacanien). Celle-ci répond alors à un besoin de parler, de verbaliser ses doutes, ses questionnements, comme à celui d’être écouté. Ce voyage sur le divan n’a pas pour but de soulager la souffrance dans l’immédiat mais plutôt de se situer sur le plan identitaire. La durée moyenne varie entre 5 à 10 ans, à raison de 3/4 d’heure une à deux fois par semaine.
Miser sur les thérapies dites « moyennes »
Dépasser ses phobies ! Quand on a du mal à monter dans un ascenseur, ou qu’on souffre de TOC - Troubles obsessionnels du comportement -, il vaut mieux se tourner vers les thérapies cognitives et comportementales qui s’intéressent à la partie visible de l’iceberg. La pratique est tournée vers l’apprentissage de nouveaux comportements, pour mieux vivre au quotidien.
De même, un stress envahissant et des troubles psychosomatiques peuvent trouver des réponses satisfaisantes grâce aux thérapies psychocorporelles et à la relaxation.
Enfin, si l'on souffre de migraines, de maux de ventre, ou même si l'on se trouve en panne de désir, sachez que ce n’est pas une fatalité. Cela peut se résoudre en laissant la parole au corps.
Les adolescents aussi peuvent se faire accompagner… mais en famille. En cas de troubles de l’alimentation (anorexie ou boulimie), ou bien d’échecs scolaires, les thérapies familiales permettent de croiser les regards et d'aider à démêler les difficultés.
Quelle que soit leur démarche, ces méthodes articulent les séances autour d’un changement possible à moyen terme. Elles s’effectuent sur un cursus de 3 à 5 ans environ, à raison d’une heure par semaine.
Choisir les thérapies brèves.
Faire face à une crise après un licenciement, une rupture, un deuil …
Au-delà de la difficulté et de la souffrance qu’elles entraînent, les épreuves peuvent nous aider à grandir et nous dévoilent à nous-même. Bien sûr, ce n’est pas simple, et l’on aimerait souvent que la vie prenne un cours plus doux… Mais quand on y est, y faire face est souvent la seule solution possible. Ponctuellement, les thérapies dites « brèves» apportent le soutien nécessaire pour en ressortir plus fort et mettre à jour des potentiels jusqu’ici enfouis. Une fois que vous avez effectué certaines prises de conscience, vous cessez de subir des situations, pour reprendre les rênes de votre vie, différemment.
Des méthodes comme la PNL, la sophrologie, l’hypnose ericksonienne proposent des rendez-vous qui peuvent s’échelonner entre 6 mois à deux ans maximum, à raison d’une séance par semaine.




