Si, c’est possible… Pas facile pourtant d’afficher un moral au top, lorsque le monde entier cherche à battre des records de morosité. L’astuce : des émotions positives, de la distance, et le sens du jeu pour rebooster sa joie de vivre.
Journal de 20 h, menace de chômage en inflation, chiffre de ruptures dans le couple en augmentation, moral des ménages désastreux… Il y a des moments où vous avez beau avoir fait le plein d’énergie positive, maintenir son cap sur le bonheur se révèle parfois périlleux. On s’accroche, et l’on se rappelle que notre bonne humeur est sans doute la meilleure contribution à un monde meilleur. Les pistes avec Marie France de Coqueraumont, psychothérapeute, spécialiste de l’enfant intérieur*, notre atout joie de vivre.
Cultiver les émotions positives
Scénario catastrophe : Votre meilleure amie Julie vous appelle en pleurs : « Jules est parti en claquant la porte ». Pour de bon cette fois !
La bonne attitude : Le plus difficile est de l’accompagner en évitant certains écueils. « La plupart du temps, on est tenté, soit d’en faire trop, soit de mettre une distance, » reconnaît Marie-France de Coqueraumont. Le mieux étant d’emprunter la voie du milieu, c’est-à-dire de l’empathie. L’astuce consiste alors à rester centrer sur vos émotions positives, en évitant de vous faire happer par « « les hommes, tous des lâches».
Le bon exercice : Repensez à quelque chose qui vous remplit le cœur de joie, comme cuisiner un crumble avec votre petit dernier, écouter du reggae avec votre Jules… Puis prenez une feuille et demandez-vous ce qui ferait du bien à votre amie. Écrivez de la main gauche et faites confiance à votre intuition.
Prendre du recul
Scénario catastrophe : grèves, krach boursier, attentats…À en croire les journaux, tout va mal. D’ailleurs, si on les écoutait on finirait par se demander ce qu’on fait sur cette fichue planète!
La bonne attitude : Renouez avec vos sensations, qui constituent « le meilleur moyen pour faire taire le mental et sortir de comportements automatiques, explique Marie-France de Coqueraumont. L’air au bord de vos narines, les battements de votre cœur, l’odeur du chocolat qui monte de la fenêtre du dessous… Ensuite, changez votre regard sur le monde ! Loin de nous l’idée de vivre dans une bulle aseptisée. Au contraire, la proposition est de s’ouvrir au monde et de porter son attention sur tout ce qui va bien… Embrasser toute la misère du monde est une mission impossible, essayez plutôt d’amplifier ce qui en fait la beauté, est sans doute un pas de plus de gagné sur la morosité ambiante. En clair : On arrête de prendre la vie au tragique, on y cultive tout ce qui est porteur d’espoir.
Petit exercice : refaites votre journal de 20 h perso… Prenez un petit carnet et notez tout ce qui vous paraît contribuer à un monde meilleur. Une voisine qui s’occupe de la mamie de 80 ans du 2ème, une conversation entre un père et un fils, une action de quartier…
Retrouver le sens du jeu
Scénario catastrophe : Un dîner entre amis en vue. Une bonne nouvelle mis à part qu’entre les soucis de travail, de cœur, ou de garde partagé, ça va pas être facile de garder le cap : life is beautiful !
La bonne attitude : Cultivez l’esprit de jeu et posez une intention ludique. On sait aujourd’hui que le pouvoir de l’intention est bien plus important qu’on ne le pense… Lancez un dîner à thème, que ce soit les voyages rêvés passés ou à venir, ou comment ils ont rencontré leur fiancé(e )…Le principal est de suramplifier son imaginaire, et d’occuper son esprit à autre chose que tous ces petits et grands tracas… Une fois avoir dépassé le fait que vous n’avez pas le temps, lancez-vous !
Petit exercice : Soignez l’ambiance. Un punch coco (avec ou sans alcool), une brassée de fleurs, une petite musique… Si la gaieté quitte la table, battez le rappel. Improvisez, non pas un trou normand mais ensoleillé, avec petit massage des mains à l’huile de coco… Inventez, jouez, …
* Nous ressentons tous qu’en devenant adulte, nous perdons notre innocence, et avec elle, une part de notre imaginaire et de notre créativité : notre capacité à créer notre vie. Le quotidien perd de sa magie et la réalité semble plus morne. Nous ignorons souvent qu’un enfant vit en nous. : notre enfant intérieur. Aller à sa rencontre est indispensable pour naître à soi. Selon Marie France Ballet de Coqueraumont, notre épanouissement repose sur une alchimie entre la créativité de l’enfant intérieur et la capacité d’action et de conscience de l’adulte.
A lire : Marie-France et Emmanuel Ballet de Coqueraumont. S’ouvrir à son coeur d’enfant pour naître à soi. Ed. Seuil.
Stages : 1 samedi par mois. Réconcilier l’adulte et l’enfant intérieur. Salle St Roch. 35, rue St Roch. Paris 1er. En week-end. Au pays des merveilles. 30 mai au 1er Juin. Près de Fontainebleau. Retrouver l’émerveillement de l’enfant intérieur. Site : www.coeurdenfant.fr




