
Posséder un jardin quand on vit dans une grande ville est presque mission impossible. La solution : les jardins partagés qui poussent comme des champignons dans plusieurs agglomérations.
Lieux d'échanges et de rencontres, c'est l'occasion de rester en contact avec la nature. Et les autres.
Alors simple Tendance ou fait de société ?
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Les jardins partagés pullulent aux quatre coins du pays. De Paris à Montpellier en passant par Lyon et les banlieues, les villes n’hésitent p à céder des parcelles de terrains à leurs habitants pour faire revivre un quartier et créer du lien social. Et c’est précisément là que se trouve la révolution.Les uns et les autres
Contrairement aux jardins ouvriers ou familiaux qui faisaient vivre des familles modestes, les jardins partagés ont une vocation so-cia-le. À Pontoise (Val d’Oise), l’Association Aquarel qui gère le centre socioculturel du quartier de Marcouville a monté un jardin partagé au pied des tours. Les habitants plantent, récoltent et se partagent les fruits de leur labeur. Une fois par an (en général en août) ces néo-jardiniers vendent également certains fruits et légumes à leurs voisins. « Au départ, nous cherchions une activité qui pouvait réunir les hommes et les femmes car ces dernières s’investissent beaucoup plus au centre social » explique Cathy, l’une des animatrices du quartier. Le jardin partagé s’est imposé comme la meilleure façon d’impliquer les habitants dans la vie et l’aménagement de leur quartier. « Il y a un vrai noyau dur qui s’occupe très bien du jardin. Le centre récolte une cotisation annuelle et les recettes des ventes estivales pour les réinvestir dans l’achat des outils et semences » ajoute Cathy.
Un choix politique
Pour que ce genre de projet soit possible, il faut une réelle volonté politique. Et avec la pression immobilière, il n’est pas toujours facile de libérer un terrain. Les associations signent la plupart du temps des conventions précaires reconduites chaque année voire tous les deux ans. « On n’est jamais à l’abri d’une expulsion » confie l’une des membres de Passe-Jardin, une structure lyonnaise qui accompagne les associations dans la création de jardins partagés. Passe-Jardin fait partie d’un réseau national, Le Jardin dans tous ses états (JTSE), qui a pour objectif de créer du lien par le jardin. « Pour nous, le jardin est avant tout un prétexte pour faire des choses ensemble et apporter une dynamique à un quartier, une rue, un village » ajoute l’association. Preuve que les jardins partagés ont un succès croissant, à Paris, leur nombre est passé de 2 en 2002 à 43 aujourd’hui.
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En Ile-de-France : www.jardinons.org
À Lyon : Contactez l'association Passe-jardin, 131 rue Challemel Lacour, 04 78 00 22 59. Le Jardin dans tous ses états : www.chenelet.com
Un livre : Jardins partagés Utopie, écologie, conseils pratiques
Laurence Baudelet, Alice Le Roy, Frédérique Basset
144 pages, 23€Â surwww.terrevivante.org
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