Faut-il vraiment chercher à s'en débarrasser ? Et si les mauvaises herbes avaient des vertus ? C'est le moment de les découvrir.Loin d'être nuisibles
Ces plantes dites mauvaises sont surtout des plantes que l'on n'a pas choisi, donc sauvages et pourtant nécessaires à l'équilibre du jardin : elles attirent oiseaux et insectes qui pollinisent les fleurs et éliminent les parasites. Les chardons, par exemple, sont des véritables nids pour les prédateurs des pucerons, et leurs fleurs nourrissent les abeilles, les coccinelles, les bourdons et plusieurs dizaines d'espèces de papillons !
Un bon indicateur
Elles nous aident aussià mieux connaître la nature du sol de notre jardin : la fumeterre officinale se développe sur un sol calcaire, alors que la renoncule rampante et la ficaire poussent dans des terres humides. La véronique choisira, pour sa part, des terrains riches en azote. Quant à la prêle des champs, elle jettera son dévolu sur des sols acides et argileux.
Même le chiendent ?
Oui, malgré sa mauvaise réputation, il constitue une excellente plante médicinale. On utilise ses rhizomes en décoction pour leur effet diurétique et anti-inflammatoire sur les voies urinaires. Le chiendent est également utilisé pour apaiser les coliques néphrétiques et éliminer les calculs rénaux. Pas si mauvais que ça alors....
Pour limiter leur expansion
Le paillis, également appelé mulch, consiste à couvrir le sol d'une couche de végétaux - paille, gazon séché, feuilles mortes... - autour des plantes. Cette pratique permet à la fois de protéger la terre des rayons ardents du soleil, de la violence des intempéries, tout en freinant la germination des herbes folles.
Autre solution : faire un faux semis. Cela consiste à préparer le sol comme si l'on allait semer, à laisser un peu pousser les herbes sauvages avant de les biner. Votre vrai semis se développera alors ensuite en toute tranquillité.
Enfin, les engrais verts les empêchent également de pousser : cette technique consiste à cultiver des plantes spécifiques (moutarde, trèfle, sainfoin, luzerne...),puis à les détruire et à les enfouir sur place. L'intérêt de cette pratique est qu'elle enrichit la terre et améliore sa structure car la plupart de ces plantes ont la propriété de fixer l'azote.
Et l'eau chaude ?
Le désherbage à la lance thermique ou à la vapeur bouillante peut effectivement se révéler efficace, mais cette technique n'est guère recommandée car elle détruit également la microfaune du sol et altère les caractéristiques chimiques et physiques de celui-ci.
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Vive le purin d'ortie !
Passée la polémique, le purind'ortie constitue l'un des meilleurs engrais naturels et des plus efficaces antiparasitaires.
Plongez 1,5 kilo de jeunes pousses d'ortie hachées qui ne sont pas encore montées en graines dans 10 litres d'eau, dans un récipient en bois ou en plastique. Laissez macérer 3-4 jours à 18° pour un usage répulsif ou 15 jours pour l'utiliser comme engrais. remuez régulièrement malgré l'odeur nauséabonde ! La préparation est prête lorsqu'il n'y a plus aucune bulle qui monte à la surface. Vous pouvez alors le filtrer.
- Diluez 1 litre de purin dans 20 litres d'eau pour un usage insecticide en pulvérisation ;
- Diluez 1 litre de purin dans 9 litres d'eau en guise d'engrais : vous en arroserez vos plantes tous les 15 jours.




