Il est de bon ton dans certains milieux que je fréquente, de railler ce que l'on appelle le Green washing, le marketing vert... A raison parfois d'ailleurs, lorsque l'on voit certains groupes pétroliers militer pour la préservation de l'environnement.
Mais d'une manière générale, chaque pas vers un peu plus d'écologie, un peu plus de respect, un peu plus de conscience est un pas de gagné, me semble-t-il. Même chose pour les produits bios que l'on trouve ça et là, et même dans certains supermarchés à la conscience éthique ou sociale pour le moins discutable. Tant pis, tant mieux.
Je crois beaucoup à l'idée de cercle vertueux. Un petit geste en entraîne un autre, une prise de conscience en appelle une autre. C'est très beau quand on y pense. C'est très émouvant aussi lorsque l'on est témoin depuis tant d'années de l'évolution des gens, de nos entourages, du monde. Si vous ne l'avez fait, allez voir ce film, "Nos enfants nous accuseront". Sa beauté, c'est de nous montrer qu'un acte - ouvrir une cantine bio - entraîne une évolution de tout un village. La politique des petits pas. L'indispensable patience. Et surtout lorsqu'il y a urgence.
La question n'est pas vraiment de manger bio ou pas. Ni de fermer le robinet lorsque vous vous lavez les dents (même s'il faut le faire quand même). La question est d'ouvrir son coeur au monde qui nous entoure, à la nature dont nous faisons partie, aux autres hommes, aux autres générations... Ouvrir son âme aussi. Prendre conscience. Aimer. Une fois de plus, encore et toujours, aimer. Etes-vous vraiment prêts ?


