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Un pied devant l'autre...

"Si je suis incapable de laver la vaisselle avec plaisir ou si je désire en finir rapidement pour pouvoir reprendre ma place à table pour le dessert, je suis tout aussi incapable d'apprécier mon dessert ! La fourchette à la main, je songe à la prochaine tâche qui m'attend et la texture et la saveur du dessert ainsi que le plaisir d'en profiter s'envolent. Je serai toujours entraîné dans le futur et je ne serai jamais capable de vivre le moment présent". Merci monsieur Thich Nhat Hanh, et pourtant comme c'est difficile de rester les deux pieds bien ancrés dans l'ici et maintenant. Tant de choses à faire... Alors je cherche juste à respirer. Hummm...
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» Le Blog - Odile - Mardi, 30 Septembre 2008 00:48 Par Odile Chabrillac
Etrange sensation, lorsque l'on voit les marchés financiers s'effondrer les uns après les autres et tout le monde commencer à paniquer... Comment résister à ce sentiment d'apocalypse, de déroute, de récession que l'on sent se propager ?
Toutes les personnes un peu averties savaient que la crise des subprimes
menaçait depuis longtemps et il fallait être bien naïf pour penser qu'il était possible d'y échapper. Il fallait de la même manière faire preuve d'assez peu de discernement pour supposer qu'une telle crise américaine épargnerait la "vieille " Europe... Alors, et maintenant ?
Respirez-soufflez ! C'est la crise et c'est tant mieux. Parce qu'une crise, quelle qu'elle soit, qu'on l'accepte ou pas, reste une formidable opportunité. De croissance, de changement, de transformation.
Le fameux cycle mort-renaissance ne s'applique pas qu'aux feuilles des marronniers que l'on voit jaunir au coeur de nos parcs. Il s'applique à nos vies, à nos amours, et à nos sociétés...  Et paradoxalement, c'est au moment où l'on accepte cette vérité que la porte de sortie est la plus près. Mais sûrement pas lorsque l'on résiste, que l'on s'agite et que l'on cherche à marchander. Il faut mourir pour renaître. Il faut lâcher pour avancer.

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