J'ai un ami proche qui me répète à l'envie "Le temps de Dieu est toujours à l'heure", lorsque je m'énerve, m'impatiente, ou lorsqu'il me sent bouillir. Je découvre depuis peu qu'il a probablement raison.
Renoncer au résultat, et encore pire, renoncer au fait que le résultat soit le plus rapide possible, implique une bonne dose de philosophie.
Ce début d'année cahotique, endeuillé, confrontant, m'aura ainsi appris ça, le lâcher-prise. Faire les choses, le mieux possible, du mieux que je peux, puis laisser la place aux anges pour bosser à leur tour.
Trouver le plaisir dans l'action et non dans l'attente de la récompense, oublier même que la récompense existe, et s'étonner ensuite lorsqu'elle est là .
"Je donne le meilleur de moi, la vie veut le meilleur pour moi, le résultat ne m'appartient pas". Elle est longue la route pour comprendre cela dans toute sa subtilité.
Et pourtant, je le sais, nous le savons, que le temps n'existe pas. Et que nous avons donc l'éternité pour réaliser ce qui doit être réalisé.
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Visuel : Les montres molles, de Dali.


