
Puisqu'il semble qu'une loi interdise aux médias de prendre position sur la future vaccination contre la grippe A, rien de nous empêche de prendre un peu de recul et d'étudier les campagnes de vaccination antérieures. C'est ce que fait Sylvie Simon, dans un livre magistral et terrifiant "Vaccins, mensonge et propagande". A se procurer de toute urgence.
"L'introduction volonaire et non nécessaire de virus infectieux dans un corps humain est un acte dément qui ne peut être dicté que par une grande ignorance de la virologie et des processus d'infection". Non, ce n'est pas le membre d'une secte apocalyptique qui parle, mais un vrai spécialiste de ces problèmes, virologue et immunologiste à l'université de Toledo aux Etats-Unis, le Professeur R. Delong.
Je me souviens avoir proposé il y a quelques années au journal pour lequel je travaillais (et pourtant plutôt indépendant dans sa ligne éditoriale), un sujet intitulé "Faut-il remettre en question les vaccinations ?". Si les journalistes de la rédaction voulaient tous en savoir davantage, le dit sujet n'avait pas été retenu, "trop casse-gueule", semble-t-il. Trop casse-gueule, c'est certain...
A la lecture du livre de Sylvie Simon (Edité chez Thierry Souccar), on est juste consterné (même si pas si surpris que ça).
- Le vaccin contre la grippe : pourquoi , alors que la population vaccinée contre la grippe est passée aux Etats-Unis de 15% en 1980 à 65 % aujourd'hui, aucune diminution des décès liés à cette maladie n'a été observée (ne vous inquiétez pas, pendant ce temps, les actions des labos concernées ont bien augmenté...) ?
- Le vaccin contre l'hépatite B : pourquoi les chiffres de la maladie ont-ils été gonflés, et les campagnes pour vacciner les plus jeunes ont-elles été soutenues avec l'argent public (le mien, le vôtre), sans apporter aucune preuve de son utilité, pour ces populations qui ne sont pas à risque, sinon ceux des effets secondaires liés au vaccin (et qui ne se résument pas à la sclérose en plaque d'ailleurs) ?
- Le vaccin pour les jeunes filles contre le papillonmavirus : pourquoi n'a-t-on pas écouté l'avis des spécialistes (du moins de certains de ceux qui n'avaient pas touché d'argent des labos concernés) qui demandaient des moratoires, plutôt que de miser de manière ultra-simpliste sur la culpabilité des parents (genre, si vous ne faites pas vacciner votre fille aujourd'hui et qu'elle a un cancer demain, vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous... ) ? Pourquoi a-t-on surtout tu les graves effets secondaires de ce vaccin, alors qu'ils sont de notoriété publique aux Etats-Unis (en France, on a plus de mal à être transparent sur ce genre de choses...) ?
- Le vaccin dit ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole) : Pourquoi nos autorités de santé si prompts à dégainer leur chéquier (et le nôtre) taisent-elles le fait que le nombre de décès par la rougeole n'a pas diminué depuis 1988 en dépit d'une couverture vaccinale bien plus étendue ?
Sylvie Simon s'interroge, nous interroge, pose les chiffres avec une efficacité qui fait froid dans le dos et propose une hypothèse comme réponse à ces questions : "Peut-être entre autres parce que les vaccins, loin d'être les parents pauvres des médicaments, sont à l'origine de plus de 20% du chiffre d'affaires de certains laboratoires pharmaceutiques". Peut-être...
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Commentaires (1)

Bravo !
Par Anne-Marie C.,
septembre 30, 2009
Oui, oui, ce livre est top et sa lecture devrait être obligatoire dans les facs de médecine (on peut toujours rêvé). J'adore cette citation : "La médecine a fait tellement de progrès que plus personne n'est en bonne santé" (Aldoux Huxley). Et si on se réveillait ?
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