La crise est là. Et bien là. Dans les commandes des entreprises, dans l'immobilier, dans nos portefeuilles. Et au gouvernement.
Après le show de début septembre sur une France modèle écologique, atterrissage brutal sur la France du « Déficit budgétaire » pour notre Ministre du développement durable. Car la question de la fiscalité verte est une question qui fâche, au moment où la Ministre de l'économie parle d'une croissance de moins de
1% pour 2009.
Après une semaine de fuites, rumeurs et querelles, coup de frein officiel de Nicolas Sarkozy vendredi dernier.
L'extension du bonus/malus est reportée "même si c'est un dispositif innovant qui a fait ses preuves" selon le Président, et la taxe pique-nique est abandonnée "compte tenu des tensions sur le pouvoir d'achat".
Pourtant le financement de la politique écologique est crucial. Cela a fait l'objet d'heures de négociation au Grenelle de l'environnement.
Cette crispation sur deux mesures du Grenelle II - le Grenelle II est la déclinaison technique de la feuille de route qu'est le Grenelle de l'environnement - met en lumière la distance énorme à parcourir. Car nous sommes encore loin de l'idée de départ proposée par la Fondation Nicolas Hulot : mettre en place une contribution « Climat-énergie » en progression régulière pour utiliser la fiscalité contre le problème principal, le changement climatique qui menace chaque jour un peu plus l'humanité.
Alors qu'un nouveau rapport de l'ONU prévoit la fonte de tous les glaciers avant la fin du siècle, ne me dites pas que tout cela n'est qu'une histoire d'argent ...



