Tabou en France, la question du partage du sommeil entre parents et enfants est pourtant répandu presque partout dans le monde. Dommage car le cosleeping possède de multiples avantages. Enquête auprès de familles épanouies.
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Le cosleeping ? Il s'agit, comme son nom l'indique, du partage d’une même surface de sommeil, matelas, futon, etc. Les adeptes utilisent généralement le joli mot de « cododo ». Souvent adoptée par les mamans allaitantes, cette méthode est de loin la plus simple et la moins fatigante (car pendant les tétées nocturnes, le bébé et sa maman se réveillent à peine). Pour le bébé, il possède également de nombreux b
ienfaits. Dans la quiétude de la chambre parentale, avec la respiration profonde et détendue de ses parents, le bébé se rendort très rapidement.
Ce qui entraînerait une baisse des morts subites du nourrisson, car le bébé suit les rythmes respiratoires des parents et n’est alors quasiment jamais en apnée. Il ne se sent pas isolé et ne ressent donc pas d’angoisse. (ce qui est également vrai pour un nourrisson dormant avec des frères et sœurs). Cela consolide enfin les liens entre les parents et leur enfant. Pour Valérie, une adepte, « quand mon fils dort près de moi, je suis rassurée, je le sens, je le touche, je le regarde et je sais que tout va bien ».
Osez !
«Vers ses 9 mois, Mathias a commencé à se réveiller plusieurs fois par nuit. A chaque fois je me levais pour l’aider à se rendormir. Au bout de quelques semaines, j’étais épuisée. J’ai fini par mettre un matelas confortable, un oreiller et une couette à côté de son lit. Maintenant avec son père nous passons à tour de rôle la nuit entière avec lui. Il ne se réveille presque plus et j’ai retrouvé mon énergie et ma bonne humeur ! ». Si ce témoignage résonne comme un écho à vos nuits difficiles, allez-y, adoptez le cosleeping ! Suzanne, quant à elle a eu la révélation grâce au livre "Partager le sommeil de son enfant" 1. « Aucun de mes deux premiers enfants n’a facilement dormi. J’ai essayé toutes le solutions conseillées par les grands-mères. Rien n’y a fait. A la lecture du livre j’ai compris qu’il fallait une méthode plus douce. Depuis j’ai dormi avec mes deux autres enfants. Un bonheur ! Je regrette vraiment de ne pas l’avoir fait avec les aînées. ». Si bébé est encore petit est que vous êtes un peu effrayée à l’idée de le placer dans votre lit, le Lit Babybay (149 € sur le site www.bebe-au-naturel.com) est fait pour vous. Ce lit auquel il manque un côté de barreaux se fixe à n’importe quel lit d’adulte. Quand l’enfant grandit, il se transforme ensuite en en chaise haute, en table à jouer, en banc ou encore en bureau !
Combien de temps ?
Il n’y a pas de diktat. Dans Elever son enfant autrement 2, Catherine Dumonteil-Kremer cite l’exemple d’une famille tout à fait épanouie, heureuse et sans problème qui a complètement réorganisé la maison. Une petite pièce couverte de matelas confortables sert de salle de gym le jour et de chambre commune aux enfants et aux parents la nuit ! Même si l’arrêt du cosleeping est souvent plus précoce. Généralement les parents sentent quand l’enfant est prêt à dormir seul ou avec ses frères et soeurs. Le bébé de Marie a ainsi su lui faire sentir. « Il n’arrêtait pas de gigoter dans tous les sens dans notre lit. Je sentais qu’il n’était plus aussi à l’aise. J’ai essayé de le mettre dans son lit et il s’est endormi tout de suite ».
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1 de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau aux Editions Jouvence.
2 aux Editions La Plage.




