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Plus fort et plus courageux

«Vous pouvez penser que vous êtes plus en sécurité en restant ainsi et en maintenant un statu quo.

Pourtant, la sécurité ne vient qu’en prenant des risques, en vous ouvrant et en découvrant toujours plus ce que vous êtes. Certaines personnes ont découvert qu’en essayant de conserver un environnement sûr et en évitant de prendre des risques, elles étaient encore plus effrayées et leur insécurité grandissait.

La peur diminue lorsque vous lui faites face. Vous avez peut-être remarqué que lorsque vous innovez, vous vous sentez plus fort et plus courageux dans les autres domaines de votre vie.»


– Sanaya Roman, Choisir la joie
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» Enfants - Psycho - Mardi, 12 FĂ©vrier 2008 10:25 Imprimer Par Oriane Caine

mato_se_roule_par_terre_1.jpgQue faire si son enfant se roule par terre en hurlant ? Avec Isabelle Filliozat (1) et Catherine Dumonteil-Kremer(2) découvrons ce qu’est une colère, oublions les méthodes d’éducation strictes de nos parents et explorons de nouvelles voies.

 

Ecoutez sa colère

Selon Isabelle Filliozat, la distinction entre colère et caprice est très simple. « Une colère, c’est quand le parent comprend pourquoi l’enfant est en colère. Un caprice, c’est quand il ne comprend pas, ou plutôt quand il ne veut pas comprendre ! ». « C’est une volonté de l’enfant qui s’exprime très fort à un moment donné. Or il en a le droit ! » renchérit Catherine Dumonteil-Kremer. Toutes deux sont convaincues que les caprices n’existent pas.

« Les parents qui considèrent que leur enfant fait un caprice ne lui reconnaissent pas le droit d’avoir envie de quelque chose » insiste Catherine Dumonteil-Kremer.

Quand il fait une crise en se roulant par terre ou en contrariant systématiquement ses parents, l’enfant cherche seulement à évacuer quelque chose, à décharger un trop plein d’émotions.

Alors, laissez-le exprimer ses sentiments. Ecoutez-le. Il veut vous dire quelque chose. Et posez-vous les bonnes questions : Quel est son vécu ? A-t-il suffisamment dormi et mangé ? « Le rôle des parents, poursuit Catherine Dumonteil-Kremer, c’est d’écouter toutes les manifestations d’insatisfaction, d’accueillir et d’écouter ses émotions ».


Oubliez les solutions autoritaires

Gronder, sermonner, punir, supprimer une permission, menacer ou frapper constituent autant de mauvaises solutions. Elles poussent l’enfant à vous éviter, instaurent le règne de la peur et lui apprennent ce qu’il ne doit pas faire et non ce qu’il doit faire. De même, la récompense est une carotte empoisonnée.

L’ignorance ou l’isolement sont également à proscrire car le message que vous envoyez alors à l’enfant est qu’il est seul, seul pour trouver une solution à son problème, seul pour sortir de son malheur. Cela ne ferait qu’augmenter son mal-être et sa solitude. « L’enfant a le droit d’exprimer ses sentiments. De même le parent a lui aussi le droit de dire non » insiste Catherine Dumonteil-Kremer. A condition que ce « non » ne soit pas systématique. Alors, comment réagir ?

 

Explorez de nouvelles voies

« D’abord, le parent doit commencer à se calmer lui-même et accepter la colère de son enfant » explique Isabelle Fiollozat.

Tentez de l’accompagner dans sa demande en la reformulant. « Mettez des mots sur son ressenti, nous incite-t-elle,  pour lui apprendre à mettre des mots sur ce qu’il ressent » et aussi pour qu’il ait le sentiment d’être écouté voire compris : « Je vois que tu es en colère », « j’ai compris que tu ne veux pas aller à l’école », « tu es fâché parce que je n’ai pas acheté ces bonbons ».

Si la colère est très violente, attendez qu’elle passe. Restez toujours présente à ses côtés. En général ça dure rarement plus d’un quart d’heure. Attendez qu’il se dégage de ce trop plein d’émotions. « Permettez à l’émotion d’aller jusqu’à sa résolution. Car l’émotion est un mécanisme de guérison » insiste Catherine Dumonteil-Kremer.

A l’avenir, Isabelle Fiollozat nous met en garde, « il faut éviter de donner trop d’ordres à un enfant, car celui-ci, en vous obéissant, va nier son besoin et sa capacité de devenir un individu autonome ». Sachant que pour l'une comme pour l'autre, « une discipline aimante est indissociable d’un travail sur soi ». Parmi les bonnes résolutions 2009, prévoyez l’achat d’un journal intime !

 

  1. Isabelle Filliozat est psychothérapeute, mère de deux enfants et auteur de « Au cœur des émotions de l’enfant » aux Editions Marabout. Son dernier livre « Il n’y a pas de parent parfait » vient tout juste de sortir aux  Editions Lattès. 
  2. Catherine Dumonteil-Kremer est consultante familiale, enseignante, éducatrice Montessori, mère de trois filles et auteur de « Elever son enfant autrement » aux Editions  La Plage. Son dernier livre « Jouons autrement, relâcher les tensions par le jeu » vient tout juste de sortir aux  Editions La Plage. 
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Commentaires (5)Add Comment
Quelle âge a-t-elle ?

Par La rédaction, janvier 10, 2012

Vers 2-3 ans, voir un peu plus encore, il y a une période très difficile pour les parents ... La première chose à faire c'est de rien promettre que vous ne pouvez tenir : les enfants ne comprennent pas les aléas de la vie, vous lui avez dit que vous alliez sortir et finalement vous avez quelque chose d'urgent à faire ? Et bien elle ne va pas du tout apprécier. La deuxième chose quand ce sont des règles pas encore admises par l'enfant "tu ne peux pas manger des bonbons maintenant ou t'habiller avec ta robe d'été" anticipez, souvent nous n'arrivons plus à gérer parce que c'est juste avant de partir à l'école quand nous sommes déjà en retard ou pendant la préparation du repas ... Relativisez aussi certains caprices, ce n'est pas grave si ma fille par exemple passe toute la journée avec ses bottes de pluie ... Elle verra bien que ce n'est pas agréable. Enfin, si cela dure (les filles sont très douées) : isolez-la sans hésiter, dans sa chambre à la maison. Dehors, c'est un peu plus difficile surtout si une brave mamie vient la réconforter croyant bien faire ! Elle arrêtera un jour comme par magie : elle aura grandit. Bon courage !
Que faire quand on en peut plus ?

Par Aude, décembre 13, 2011

Je ne sais plus quoi faire merci aux internautes ou à la rédaction de me donner des astuces pour supporter les caprices de ma fille. Elle ne s'arrête pas !!!!
Et s'il n'y avait justement rien Ă  faire ?

Par odile C., novembre 01, 2011

Et s'il testait juste votre résistance ? Votre capacité à être suffisamment sûre de vous pour ne pas être dans la peur ? La première d'entre elle étant souvent que nos enfants ne nous aiment pas, ou plus... S'il fait des caprices sans raison, c'est à vous de garder le cap, pour qu'il se fatigue avant vous, je pense...
mon fils fait des caprices

Par nadia, octobre 27, 2011

il a 10ans mais fait toujours des caprices je reste toujours calme mais il cri dehors donc je ne sais plus quoi faire
un parent qui gronde son enfant au lieu d'écouter ses doléances.

Par digne, mai 12, 2010

comment corriger les defaut d'un parent pareil?
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