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| Ressources bio, un épuisement possible ? |
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... Eclairage avec l’huile d’argan.
Le bio, on s’en réjouit, a le vent en poupe. Il n’est là ni question de mode, ni de tendance et encore moins de caprice.
Si cette lame de fond se confirme, nous serons de plus en plus nombreux à puiser dans les ressources bio. Notre planète est-elle prête ? Une réponse à travers l'argan.
Epuisement, épouvantail ou risque ?
« Parler d’épuisement sous-entend que ce qui pourrait arriver serait un épuisement de la biodiversité à travers la disparition de certaines plantes exploitées pour la consommation du « bio » que ce soit alimentaire, médicinal, cosmétique » explique Mr Thierry Logres, Président Directeur Général du groupe Jérodia, comportant les marques Phyt’s et Gamarde. « Or, nous disposons de deux façons de collecter les ressources : par la cueillette et par la culture. A ce jour, je ne connais aucune plante que la cueillette expose à l’épuisement et à la disparition. Ce serait totalement en contradiction avec les principes édictés par les cahiers des charges bio. S’il apparaissait un risque de raréfaction d’un ingrédient, le cahier des charges nous interdirait de le certifier, c’est la précaution de base qui constitue une garantie de la longévité des ressources bio ».
Même certitude rassurante chez Pierre-Emmanuel Saubade, Président Directeur Général de la Maison de l’Argan qui diffuse les marques AR457 et Katima’A. « Notre matière première c’est l’argan, l’huile d’argan en particulier. Et c’est une plante qui se porte bien à ce jour, tant par son mode de récolte que dans son mode de d’exploitation.
Avant que la cosmétique s’y intéresse de près, l’arganeraie marocaine - puisque c’est la première et presque la seule région du monde où l’on trouve l’arganier -, se réduisait comme peau de chagrin. Les Marocains, pas encore conscients de la valeur de cet arbre, l’utilisaient comme du bois de chauffe. Or c’est un arbre qui a des phases de croissances très longues et qui ne donne des fruits qu’au bout de dix ans. Il fallait arrêter cette diminution des ressources et c’est grâce à l’exploitation de l’arganier, à l’introduction de l’huile d’argan dans les cosmétiques, que l’exploitation dans de bonnes conditions est devenue possible ».
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