Elle vise à interdire trois familles de substances chimiques qui sont connues pour perturber le système endocrinien, c'est à dire qu'elles dérèglent le fonctionnement hormonal. Elles sont suspectés d'affecter la fertilité masculine, de provoquer des troubles de la reproduction et des maladies telles que le cancer, le diabète ou l'obésité. Or, nous y sommes tous exposés, même en privilégiant le bio. Par exemple, les phtalates entrent dans la composition des plastiques PVC pour les assouplir : on les retrouve dans les emballages alimentaires, les peintures ... La proposition de loi reprend les différentes études qui montrent ses effets particulièrement nocifs pour notre santé.
Les parabens sont encore largement utilisés dans les cosmétiques conventionnelles comme conservateurs. Ils sont "suspectés de provoquer chez les femmes des cancers du sein et d'être néfastes à la fertilité masculine". Les alkyphénols sont eux des agents émulsifiants toujours utilisés en cosmétique conventionnelle. Ils risquent de "dégrader la qualité du sperme et de et de provoquer des atteintes de l'ADN".
Le député Yves Lachaud voulait "attirer l'attention sur ces produits pour lesquels on manque de recul sur leurs effets cumulés et à long terme."
Reste maintenant au Sénat à adopter la loi. Rappelons que c'est cette institution qui a été à l'origine de l'interdiction des biberons contenant du bisphénol A, un autre perturbateur endocrinien. L'Assemblée avait suivi et entériné la loi. Allez messieurs, encore un petit effort !
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