Aujourd'hui, seulement 10% de la population mondiale prend l'avion. Avec le développement de la Chine, de l'Inde et du Brésil, ce pourcentage va augmenter. On peut penser que demain le développement des téléconférences limiteront les déplacements à l'essentiel dans un contexte de pénurie de carburant. Mais l'homme d'affaires aime les aéroports. On voit d'ailleurs dans les dernières indices économiques que les voyages d'affaires sont repartis à la hausse cette année. Alors, comment faire ? L'initiative d'Atmosfair, ONG spécialisée dans la compensation carbone, peu sembler pertinente dans ce contexte. En évaluant les émissions de CO2 des compagnies aériennes régulières, cette association allemande a établi un classement des compagnies aériennes.
Au total, les chercheurs de cette ONG ont étudié 22 millions de vols réalisés par 130 compagnies différentes sur des trajets bien précis en court, moyen et long courrier. Ces compagnies représentent 92% du trafic aérien mondial. La conclusion est intéressante : si l’on analyse la modernité de la flotte d’avions, la densité des sièges sur les vols et la capacité de la compagnie à remplir effectivement ses avions avant de les faire voler, toutes les compagnies aériennes ne se valent pas !
Ainsi, la compagnie Air Transat, spécialisée sur les longs courriers entre l’Europe et le Canada (il faut compter 7 800 km entre Bruxelles et Vancouver), arrive troisième de ce classement. Alors que, par exemple, Air France se place 37ème du classement général. L’étude d’Atsmofair a le mérite de montrer que même en matière d’aviation il est possible de faire des efforts pour réduire son impact sur l’environnement. L'ONG propose d'ailleurs aux entreprises de choisir les meilleures routes pour les déplacements de leurs salariés. A suivre.
Les compagnies low cost ne font pas partie de cette étude à cause de l'éloignement fréquent des aéroports. Pourtant, leur capacité à optimiser leur taux de remplissage pourrait faire de certaines d'entre elles des challengers.
Lire l'interview du PDG de la compagnie low cost Transavia, Lionel Guérin
Pour aller plus loin
L'impact des vols aériens dans l'atmosphère
Climatic impact of air traffic and RFI-factor, based on IPCC, Intergovernemental Panel on Climate Change, 2007.

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