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| Grèves : Paris étouffe-t-il ? |
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Aux mêmes causes, les mêmes effets : à chaque nouvelle grève, nous retrouvons indubitablement des axes fermés, des transports bloqués, un service minimum limité, et des enfants non gardés…
Si les humeurs finissent par s’échauffer, la qualité de l’air risque elle aussi de se dégrader.
En Ile-de-France, les transports et les activités de combustion industrielles et tertiaires, en particulier le chauffage, sont les principales sources de pollution (1). Or, en période de grèves, si l’arrêt des bus semble être une bonne nouvelle pour l’environnement, le rideau baissé du RER ou du métro poussent les franciliens à se rabattre sur leur voiture. Le 15 novembre 2007, un record de 277 km d’embouteillage a été ainsi atteint en Ile de France (2). On y pense moins mais qui dit grève de l’éducation nationale, dit aussi ré-organisation pour les familles. Le plus souvent, l’un des parents reste à la maison. Ce qui peut donc induire une augmentation sensible du nombre d’appartements chauffés.
Dans ma voiture…
Les premiers à souffrir de la pollution des transports sont les automobilistes eux-mêmes, comme le montre une autre enquête d’Airparif qui a placé son évaluateur directement dans un véhicule. Alors qu’il se croit protégé par l’habitacle, l’automobiliste subit en fait un niveau de pollution près de deux fois plus élevés que celui des piétons.
La principale raison s’explique par le fait que les entrées d’air sont souvent placées à l’avant d’un véhicule, juste au niveau des pots d’échappement des autres voitures. Et ce niveau de pollution augmente nécessairement dès que les conditions de circulation sont mauvaises. Air Parif a d’ailleurs prévu une enquête pour connaître le niveau de pollution que subissent les cyclistes.
Sur mon Vélib’…
Car les vélos deviennent le moyen de transport en période de grève le plus rapide et le moins cher à Paris. Mis en place en juillet 2007, le Vélib’ est déjà incontournable. JC Decaux a dénombré 170 000 utilisations par jour contre 90 000 en temps normal. Son développement sur la capitale continue, et même les villes de la proche banlieue veulent aussi se lancer.
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