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Plus fort et plus courageux

«Vous pouvez penser que vous êtes plus en sécurité en restant ainsi et en maintenant un statu quo.

Pourtant, la sécurité ne vient qu’en prenant des risques, en vous ouvrant et en découvrant toujours plus ce que vous êtes. Certaines personnes ont découvert qu’en essayant de conserver un environnement sûr et en évitant de prendre des risques, elles étaient encore plus effrayées et leur insécurité grandissait.

La peur diminue lorsque vous lui faites face. Vous avez peut-être remarqué que lorsque vous innovez, vous vous sentez plus fort et plus courageux dans les autres domaines de votre vie.»


– Sanaya Roman, Choisir la joie
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» Ecologie - Mieux comprendre - Lundi, 10 Mai 2010 10:39 Imprimer Par Odile Chabrillac
Effectivement, il fut un temps où il existait des loups dans Paris. Des castors et des marsouins aussi. Le problème étant qu'entre 1850 et 1950, en l'espace d'un siècle, la moitié des espèces présentes a disparu.

Est-ce à dire que la ville est l'ennemi de la biodiversité ? Le raccourci est trop rapide. Même si traditionnellement, la ville s'est développée contre la nature, on sait aujourd'hui qu'elle n'est pas forcément pauvre en biodiversité. Ouvrez vos yeux, vous risquez d'être étonné !



www.natureetdecouvertes.com   Cet article a été écrit en collaboration avec Nature & Découvertes.






Contrairement à la croyance qui oppose la ville à la nature, les différents acteurs - collectivités comme associations - sont en train de prendre conscience que le milieu urbain peut être un enjeu de conservation de la biodiversité, et qu'il est possible de concilier biodiversité et vie en ville.
Des études faites à Zurich (Suisse) ont ainsi montré que cette ville d'un million d'habitants abritait 1211 espèces végétales, soit deux fois plus que dans une zone de même surface du plateau suisse. Mais aussi plusieurs milliers de hérissons et dix fois plus de renards qu'à la campagne ! Manhattan de son côté possède la plus forte densité de faucons pélerins au monde (notons qu'un couple de ces mêmes oiseaux vient d'être identifié à Paris, à la grande joie des spécialistes). Ici et là, l'on peut aussi constater que la ville est devenue le refuge de nombreuses espèces menacées.

Le "tissu vivant" de la ville
Des espèces qui disparaissent, d'autres qui pointent leurs museaux ou leurs becs... Les choses ne sont ni toutes noires, ni toutes blanches. Par exemple, l'augmentation des espaces verts favorise la croissance des pigeons ramiers. Alors que les constructions modernes plus lisses posent problème aux oiseaux qui édifient des nids, et que les espèces cavernicoles (comme la chouette) sont défavorisées par la suppression de tous les arbres morts sur pied où elles se nichent. Sans oublier la mauvaise habitude des citadins de nourrir certaines espèces, ce qui risque d'entraîner leur développement rapide, et à la longue peut déséquilibrer l'écosystème local.

Selon Thierry Dutertre de la LPO - Ligue de Protection des Oiseaux -, il est important de comprendre qu'à côté des espèces patrimoniales, extraordinaires comme certains rapaces ou certains passereaux, il existe une biodiversité dite ordinaire, celle que l'on trouve devant notre porte, sur le toit de notre immeuble ou dans notre jardin. Aussi importantes l'une que l'autre. Or nous avons tous un rôle à jouer pour préserver ces oiseaux communs  : "D'autant qu'ils n'ont de commun que le nom, ajoute le spécialiste. Une fauvette à tête noire, que l'on confond parfois avec le merle, a un chant extraordinaire. Et quand on sait que le martinet ne se pose que trois mois durant toute son existence pour la reproduction, et passe le reste de son temps en vol, on le regarde d'un autre oeil, et l'on est prêt à mettre des nichoirs adaptés pour lui faciliter la tâche !".

Vers une écologie de la réconciliation
Dans la nature, tout est une question d'équilibre, et il suffit de peu pour aider la vie à reprendre ses droits. Mettre des nichoirs et des mangeoires adaptés, éviter de planter des végétaux exotiques et privilégier les plantes de sa région, créer des mares,  tailler sa haie, sa pelouse ou ses arbres au bon moment, autant de gestes faciles à réaliser pour préserver ce monde qui vibre à nos côtés. Tout le monde a un rôle à jouer. Et l'apprentissage de ces quelques habitudes toutes simples amène très vite des résultats visibles. De petits insectes, de petits rongeurs, des oiseaux nouveaux... Ce sera chaque jour la fête de la nature !

D'ailleurs, aujourd'hui, la prise de conscience se fait à tous les niveaux et l'une des mesures du Grenelle de l'Environnement consiste à établir ou à préserver des trames vertes urbaines (des friches, des jardins, des lieux de voirie...), comme autant de corridors naturels permettant la survie de multiples espèces animales et végétales. La création de murs végétalisés sur les façades et sur les toits est également encouragée.
Leurs intérêts ? Au-delà de leurs atouts pour la biodiversité, ils sont également bons pour nous. D'abord, en étant capable de capturer le CO2, ainsi qu'une grande quantité de composés organiques volatils (COV)  toxiques pour l'homme, en humidifiant l'air trop sec des villes, mais aussi tout simplement en nous permettant de nous reconnecter avec la nature. Certains parlent ainsi d'une véritable "écologie de la réconciliation" (Rosenzweig, 2001).

A lire également, concernant la biodiversité végétale en ville : En ville, les végétaux jouent à cache-cache !


Fêtez la nature du 19 au 23 mai avec 2010 avec  Nature & Découvertes !

Depuis sa création, Nature & Découvertes cherche à mettre la nature à portée des urbains. En s'associant à la Fête de la Nature, et en proposant un Festival exceptionnel au Muséum National d'Histoire Naturelle, l'entreprise reste fidèle à ses objectifs initiaux. Au programme des festivités : 150 balades gratuites dans toute la France, 14 fêtes en province et ce grand moment au Jardin des Plantes. Avec, en ce lieu mythique, des films, des spectacles pour enfants, des manèges, des animations, des concerts, des débats et en particulier : 

- Un atelier sur la nature en ville animé par le Muséum, pour en savoir toujours plus sur les petites bêtes de nos maisons et les herbes folles de nos villes (le dimanche 23 mai de 10h à 18h) ;

 - Les oiseaux communs, indicateurs de biodiversité, le samedi 22 mai à 10h  (balade organisée par le MNHN);

 - Qu'est ce qu'un insecte et comment l'accueillir au jardin ? (Atelier Ville Verte accueilli par la Fondation Nature & Découvertes*) ;

 - Le chasseur de plantes sauvages à Paris (Samedi 22 mai à 15 h, visite guidée du Jardin des Plantes sur inscription, par le MNHN).

Renseignements sur www.natureetdecouvertes.com ou www.fetedelanature.com .


* Nature & Découvertes a été une des premières entreprises françaises à s'engager en faveur de la biodiversité en créant en 1994, une Fondation à qui elle reverse 10% de ses bénéfices nets annuels pour soutenir des projets associatifs de protection et de connaissance de la nature sauvage. Depuis sa création, elle a financé plus de 1 200 projets d'associations en France et à l'étranger pour un montant de 7 millions d'euros.


Crédit photo : © Michael Ireland - Fotolia.com

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