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Quand le déchet devient ressource.
Faire du compost en ville, c’est possible ! La preuve avec Jean-Jacques Fasquel, consultant-formateur en développement durable qui a mis en place un compost collectif dans sa résidence en plein cœur de Paris.
Les détails.
The Different Magazine : Comment vous est venue l’idée du compostage collectif ?
Jean-Jacques Fasquel : Je trouvais idiot de ne pas traiter en ville les déchets organiques, qui représentent quand même 30% de nos déchets. J’imaginais des points de collecte dans les jardins parisiens, mais c’était assez compliqué. J’ai la chance d’habiter une résidence qui dispose d’espaces verts et j’ai donc soumis l’idée du compostage à la mairie du 12e ainsi qu’à mon bailleur. Je voulais mettre à profit mes compétences en matière de développement durable en accompagnant ce projet. Cela n'a rien d'une lubie de Bobo parisien. Tout est parti d’une une vraie réflexion intellectuelle : comment éviter de faire traiter ses déchets par le système classique ?
TDM : Concrètement, comment vous organisez-vous ?
J-J.F : Chacun des foyers possède un « bio seau » d’environ 5 litres dans lequel on récolte les épluchures de fruits et légumes, coquilles d’œufs, sachets de thé, marc de café… 2 à 3 fois par semaine, on amène le contenu du seau à l’un des composteurs. Nous disposons de 4 bacs en bois de 600 l chacun avec différentes générations de compost. Nous avons même une liste d’attente car nous ne pouvons pas gérer les déchets de toute la résidence. Au bout de 10 à 12 mois, les déchets sont devenus du compost mûr que l’on se répartit entre composteurs pour nos plantes de jardin. Nous avons aussi utilisé le premier compost pour amender un bout de jardin qui est un test pour un futur jardin partagé qui va commencer cet automne.
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