On ne le voit pas, souvent on ne le sent pas, mais on en trouve quasiment dans tous nos plats. Pourtant le sucre ne nous veut pas que du bien….
Aujourd’hui dissimulé dans la quasi-totalité des produits alimentaires industriels, même salés, sous des formes et des noms aussi variés que fructose, lactose, dextrose, sirop de maïs ou de glucose, sucre blanc, en poudre et en morceaux, nous en consommons environ 35 kg par an !
Un produit chimique avant tout
Contrairement à une idée reçue, le sucre tel que nous le connaissons n’existe pas à l’état naturel. Ce que nous appelons communément « sucre » est en fait du saccharose quasiment pur obtenu en raffinant la canne à sucre ou la betterave.
Pendant longtemps les seuls sucres concentrés utilisés par l’homme étaient des miels végétaux et d’abeille dont l’usage était limité aux cultes religieux et à la fabrication de boissons alcoolisées. Et ce n’est qu’au XVe que des marchands vénitiens développent l’industrie du raffinage pour créer une substance solide et concentrée propice au commerce.
Une grande perte
Consommé tel que la nature nous le présente dans les fruits et les légumes, le sucre est utile et même indispensable pour satisfaire nos besoins en énergie. Une fois raffiné, il est privé des fibres et de la quasi-totalité des enzymes, vitamines et minéraux qui l’accompagnent à l’état naturel. Or ces apports sont nécessaires pour satisfaire nos besoins en micronutriments et surtout ils jouent un rôle important dans la bonne assimilation du sucre (comme l’ont montré les travaux de Linus Pauling – double prix Nobel, s’il vous plaît -). Lorsque nous consommons du sucre raffiné notre organisme doit donc aller puiser les micronutriments présents dans notre corps pour le métaboliser.
Les dangers de sa surconsommation
C’est la raison pour laquelle, le sucre est souvent appelé par les nutritionnistes « le voleur de calcium ». Mais au-delà du calcium, sa consommation provoque une déminéralisation de l’organisme et les incidences sur notre santé sont nombreuses.
Pendant longtemps, les seules craintes que nous avions en consommant du sucre étaient de prendre du poids et d’attraper des caries.
Aujourd’hui la surconsommation de sucre et de céréales raffinées est officiellement incriminée dans le développement du diabète, de l’obésité et de certains cancers. Mais il est également de plus en plus soupçonné de jouer un rôle dans la baisse de notre immunité et d’être un facteur aggravant dans de nombreuses autres maladies physiques, psychiques et émotionnels.




