Pour mieux digérer et mieux se porter, la mastication fait partie des vraies solutions. Voici huit raisons soulignant l'importance de la mastication.
Bénéfice n°1. Une mastication bien faite permet de broyer les aliments, donc d'alléger d'autant le travail musculaire de l'estomac. D'où l'importance d'avoir des dents aptes à remplir leur fonction.
Bénéfice n°2. Elle permet également de les humidifier ou de les diluer, ce qui va cette fois favoriser le travail biochimique de l'estomac, et donc la digestion des aliments. Voilà pourquoi les macrobiotes expliquent qu'il faut mastiquer 50 fois - même si le chiffre peut sembler à d'autres exagéré - pour boire ce qui est solide, et manger ce qui est liquide...
Bénéfice n°3. Elle apporte du plaisir. C'est par la mastication que les aliments peuvent s'exprimer à travers nos sens. Cette réaction gustative donne toutes leurs ampleurs aux saveurs - acide, sucré, salé, amer, piquant -, aux arômes (par la voie rétro-olfactive) et aux textures. Miammm...
Bénéfice n°4. Elle facilite la digestion des glucides. Directement. La salive agit grâce à l'action de l'alpha-amylase, indispensable à la digestion des amidons qui sont alors dissociés en maltose et dextrine.
Bénéfice n°5. Elle possède un indéniable bénéfice minceur. Une mastication plus longue induit un effet rassasiant, ce qui modère l'appétit d'autant.
Bénéfice n°6. Elle a une action aseptisante. Et ce grâce à l'action de la salive une nouvelle fois, par le lysosyme salivaire qui est une protéine désinfectante.
Bénéfice n°7. La mastication agit au niveau énergétique. La muqueuse buccale capte alors la part "éthétique" des aliments, et s'en nourrit déjà. Si cette notion peut paraître curieuse à certain, il suffit de voir une photo Kirlian d'une pomme au fur et à mesure des jours qui passent, pour voir que son aura énergétique n'est pas une simple vue de l'esprit (plus ou moins dérangé) mais une réalité qui sera une évidence dans peu de temps... Notre corps étant avant tout constitué d'un réseau énergétique, il est apte à évaluer le niveau en énergie des produits qu'il ingère.
Bénéfice n°8. Elle envoie des informations dans tout le corps. Que ce soit sur la qualité, mais aussi sur la quantité des aliments absorbés. "Ces informations codent le bon déroulement des actions ensymatiques à venir, via l'hypothalamus", comme l'explique le naturopathe Daniel Kieffer.
Je mâche, donc je maigris
Le fait de mâcher provoque la libération d'histamine dans le cerveau au bout de 20 minutes environ. Son rôle est clair : celui de stopper notre envie de manger (ainsi que celui de faciliter la digestion des lipides, ce qui n'est pas rien). Résultat : plus on mâche, moins on a faim.
Toutes les études ont confirmé cet état de fait : une surprenante étude réalisée à l'INRA par la chercheuse Marie-Agnès Peyron, consistait à faire mâcher des aliments à des volontaires sans qu'ils ne les avalent. Eh bien, à la fin de l'étude, ils n'avaient plus faim ! Une autre étude japonaise montrait que les personnes qui préféraient (à calories égales) les aliments durs et fermes avaient un tour de taille plus svelte que les autres...
Source : lanutrition.fr
A lire pour en savoir davantage : Le régime mastication, du docteur Arnaud Cocaul (Editions Thierry Souccar) ; Mastiquer, c'est la santé, de France Guillain (Jouvence Editions).




