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Plus fort et plus courageux

«Vous pouvez penser que vous êtes plus en sécurité en restant ainsi et en maintenant un statu quo.

Pourtant, la sécurité ne vient qu’en prenant des risques, en vous ouvrant et en découvrant toujours plus ce que vous êtes. Certaines personnes ont découvert qu’en essayant de conserver un environnement sûr et en évitant de prendre des risques, elles étaient encore plus effrayées et leur insécurité grandissait.

La peur diminue lorsque vous lui faites face. Vous avez peut-être remarqué que lorsque vous innovez, vous vous sentez plus fort et plus courageux dans les autres domaines de votre vie.»


– Sanaya Roman, Choisir la joie
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» Cuisine - Question nutrition - Mardi, 03 Mars 2009 12:35 Imprimer Par FrĂ©dĂ©ric Marr - Photo : DR
biosuremball.jpgTout le monde il est bio, tout le monde il est éthique … ?!

Le marché florissant des produits bio est en augmentation moyenne de + 9,5% depuis 1999 alors que, dans le même temps, l’ensemble du marché alimentaire ne progressait que de 3,6% par an*.
Ce décalage attise les convoitises et provoque quelques déviances.


Dans ce jeune marché, qui cherche encore ses marques, tout n’est pas toujours très joli joli. Les organismes de certification et de contrôle sont nécessaires mais en aucun cas suffisants pour orienter les choix de ceux qui veulent que leurs achats contribuent à une alimentation plus saine et savoureuse ainsi qu'à un monde plus propre et plus juste.

Emportées par une folle croissance, certaines marques bios, au demeurant très éthiques, oublient parfois leurs fondamentaux : donner envie, être pratique, accessible et surtout satisfaire nos papilles. A cela, nous disons « Biof », peut mieux faire...

Mais l’explosion de la demande a conduit à une dérive bien plus préjudiciable : l’émergence de marques sans histoire, au mieux sans légitimité et parfois même sans éthique. Pour elles, le label Bio doit juste remplir un rôle marketing comme « vu à la TV » ou « 2 pour le prix d’un ». Dans ce domaine les dérapages sont de plus en plus fréquents, à cela nous disons « Bioeurk ! », vade rétro.

On ne trouve qu’accidentellement leurs produits dans les chaînes de magasins bio, qui ont même le mérite d’alerter et d’aider les organisme de certification à préciser leur cahier des charges (étiquetage positif « sans OGM », « matières grasses NON hydrogénées »,… ). En revanche, certaines enseignes de grande distribution leur offrent de plus en plus de place dans leurs rayons.

Petite anecdote. Me fiant à la garantie du label AB j’achète des lentilles dans un hypermarché avec l’intention de les faire germer. Après un premier essai infructueux, je réitère en prenant bien soin du temps de trempage, de la température et de l’humidité. Deuxième échec. Je ne comprends pas ! Alors que je fais germer tous les jours toute sorte de graines, je n’arrive pas à faire germer celles-ci ? Je décide donc de réitérer, mais cette fois avec en parallèle des lentilles témoins. Les lentilles « témoins » du magasin bio germent correctement alors que les « grande surface » sont toujours récalcitrantes. Même déception quelques mois après avec des pois chiches achetés dans un autre hypermarché. Ionisation ? Très mauvaise et trop longue condition de conservation ? Quelle qu’en soit la cause, des graines qui ont perdu leur capacité naturelle de germination, n’ont rien à faire dans nos assiettes.

Bon, oublions les légumes secs et dirigeons nous vers ceux censés être frais. Comment après avoir éliminé les sacs en plastique de ses caisses, une même grande surface peut-elle vendre ces fruits et légumes bio à grand renfort de barquettes et de suremballages … de la même matière ? Ici, le bio est emballé, les pommes et les citrons par quatre, les aubergines par deux, le brocolis en solo, etc …   Le chef de rayon évoque une multitude de raisons marketing (différenciation, meilleure identification, petit ménage, éviter la pesée, …) mais aucune ayant un quelconque rapport à l’écologie. Et pourquoi ces pommes font-elles 2000 km pour venir de Pologne alors que la saison est la même dans la Sarthe ? Là, une seule réponse est évoquée, « le prix ». Parlons plutôt de marge, car vous achèterez 1 kilo de pommes AB régionales dans n’importe quel magasin bio pour moins des 3€90 demandés dans cette grande surface.

Du marketing, on en trouve aussi beaucoup au rayon des huiles d’olive. A gauche les premiers prix, à droite le haut de gamme. Le bio ici semble servir à étirer le rayon vers la droite. Mais plutôt que de proposer une huile bio de première pression à froid (le top) vous trouverez une huile certes d’origine biologique, mais d’une qualité quelconque, camouflée par les arguments et le grand chapeau d’un chef renommé !

Ce n’est pas un hasard si on ne retrouve pas les mêmes marques bio en grandes surfaces et en magasins spécialisés. Au-delà de la certification AB, les magasins bio ont des exigences écologiques, éthiques et nutritionnelles qui semblent pour l’instant la plupart du temps échapper à la grande distribution.

*(Baromètre Agence BIO / CSA)

Un goût amer dans la bouche...
Un nouveau règlement européen vient en plus de diminuer les exigences concernant l'attribution des labels. Ce qui n'est pas pour arranger les consommateurs français qui bénéficiaient plutôt du haut du panier dans le domaine. Maintenant, à défaut de mettre de l'eau dans son vin, on met du business dans son exigence...
Quelques exemples : un agriculteur peut dorénavant concilier bio et non bio dans une même exploitation, on passe de 80 à 70 jours d'élevage pour le poulet avant de passer à la casserole (c'est toujours mieux qu'en batterie où son trépas est programmé au bout de 45 jours...). Et côté médoc, on ouvre aussi les vannes : avant, pour les poulets, c'était zéro antibiotique et un traitement antiparasitaire ; maintenant, ce sera un antibio et autant d'antiparasitaires que l'on veut, et on saupoudre comme ça un peu chez tout le monde, ovins, porcs, vaches. Quant aux OGM, mieux vaudrait ne pas en parler, étant donné que tout le monde pense qu'il vont proliférer dans l'environnement sans contrôle et que personne n'a envie de payer les dommages et intérêts que pourrait causer un tel préjudice, on les autorise en trace jusqu'à 0,9% dans le bio. Si les lobbys industriels doivent trouver qu'ils ont bien bossé à Bruxelles, nous on est nettement moins contents... O.C.


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Commentaires (1)Add Comment
Bravo et

Par Josiane, juillet 01, 2009

Je vous encourage Ă  poursuivre vos objectifs au travers de votre site !
Je partage votre colère quant à la manière dont on tente de nous berner et plus ou moins nous faire acheter n'importe quoi, pourvu que ça rapporte.
Il faut lutter pied Ă  pied!
Amicalement Ă  vous,

Josiane

http://licorneamour.skynetblogs.be
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