Lorsque l’on parle d’alimentation vivante, la majorité des gens s’imaginent en train de manger des homards ou des vers de terre encore en train de frétiller… Désolée de les décevoir, mais celle-ci correspond avant tout à la consommation d’aliments le plus crus et le plus frais possible, afin d’entretenir nos cellules et de préserver au mieux notre énergie vitale.
A la différence de l’approche médicale de l’alimentation, privilégiant la notion de nutriments et de quantité d’aliments associée, l’alimentation vivante - living food en anglais - tient compte du niveau énergétique de ce que nous mangeons. Cette notion, familière des Asiatiques, commence à être moins ésotérique pour nos scientifiques grâce à l’émergence des sciences quantiques, qui montrent bien que notre univers ne peut se limiter à ce que nous en percevons ni à ce que nous sommes susceptibles de quantifier…
Merci à Frédéric Marr, nutrivitaliste, pour sa conférence sur l’Alimentation Vivante réalisée dans le cadre du The Different Club, ainsi qu’aux Editions Jouvence pour leur soutien.
Des enzymes pour la vie
L’alimentation vivante souligne l’importance des enzymes, ces protéines qui jouent le rôle fondamental de catalyseur dans notre organisme : elles permettent à des milliers de réaction chimique de s’y dérouler. Il en existe plus de 50 000 : certaines participant à la digestion déclinent en nombre avec l’âge, d’autres proviennent de l’alimentation mais sont détruites à la cuisson dès 40°, enfin les enzymes cellulaires, les moins connus et probablement les plus utiles, telles que la SOD, jouent un rôle crucial dans notre protection tissulaire.
Or l’on commence à constater que de multiples maladies dégénératives sont liées à un déficit enzymatique. Seule la réintroduction dans l’alimentation de produits crus et vivants permet d’apporter des enzymes en quantité avec des interrelations bénéfiques à ces trois niveaux, donc de soutenir la digestion et de régénérer les enzymes cellulaires. Comme le résume le naturopathe Daniel Kieffer, « la vie sert la vie ».
Des aliments pour soutenir le vivant
Par exemple, le malt d’orge et les céréales germées sont riches en amylases, tout comme les amandes ; les papayes et l’ananas regorgent de protéases ; les légumes verts (crus) et leur jus apportent aussi des enzymes en quantité très importantes…
Pour bénéficier d’une alimentation bioactive, il importe donc de mettre toujours plus de cru dans son assiette (en fonction de l’état de son système digestif quand même, ainsi que de la saison), jusqu’à 75% sans problème. Notez qu’il est alors très conseillé de choisir des aliments de qualité biologique, plus riches en nutriments.
Peur de mourir de faim ? Les protéines animales seront apportées par des poissons crus, des jaunes d’œufs crus, des laitages frais (plutôt de chèvre ou de brebis, ou des yaourts de type K-Phillus, fait à basse température), mais aussi par des viandes et des poissons cuits en hypocuisson (à basse température également) ; Les protéines végétales viendront des oléagineux - germés ou pas, mais toujours trempés -, des algues, des herbes sauvages, des champignons et du pollen frais ;
Les glucides seront faciles à trouver dans les fruits frais et séchés (à faire tremper également dans du thé vert pour éliminer l’excès de sucre), le pain essénien, les légumes crus, les jus de légumes (si vous avez du mal à digérer les crudités, ils permettront de rééduquer vos intestins en douceur), le miel (sans en abuser, car à faible dose, ses enzymes sont bénéfiques, alors qu’à forte dose, il a tendance à inhiber la digestion) ;
Les lipides ne poseront pas non plus de problème puisqu’on les trouve aussi bien dans les oléagineux, que dans les avocats, la noix de coco et les huiles vierges de première pression à froid.
Des compléments nutritionnels pour faire le plein d’enzymes :
· Les algues d’eau douces, telles que la spiruline, la klamath, le chlorella ;
· Le jus d’herbe, fait à partir de pousses d’orge et de blé ;
· Les jus de légumes lacto-fermentés ;
· Le pollen frais (en vente au rayon surgelé des magasins biologiques)
· L’eau de mer, de type Eau de Quinton…
A lire pour en savoir davantage : L’Alimentation Vivante, une option santé en naturopathie, de Daniel Kieffer, publié aux Editions Jouvence dans la collection Clin d’œil.

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