Véritable problème de santé publique, l'inflammation semble faire le lit à de multiples pathologies de société, susceptibles alors de mettre notre vie en danger (de l'obésité au cancer, en passant par le diabète et la maladie d'Alzheimer..). Le point avec le naturopathe Daniel Kieffer sur ces pathologies inflammatoires.
Douleur, rougeur, oedème, chaleur, tels sont les quatre points cardinaux de l'inflammation. Avec éventuellement en prime, une impotence fonctionnelle. L'inflammation est une réaction à une agression ressentie telle par le corps, qu'elle soit microbienne ou extérieure. Celle-ci entraîne une vasodilatation, qui va comprimer certains points des nerfs et ainsi engendrer une douleur.
En fait, l'inflammation est programmée pour nous sauver la vie, si elle est réactionnelle à un traumatisme, ou destinée à lutter contre un germe ou un virus... Mais tout cela n'a rien à voir avec le terrain inflammatoire chronique (et ses conséquences psychologique, cardio-vasculaire, lésionnel, dégénérative et auto-immune...) qu'il importe de combattre autant que possible.
Les causes d'une inflammation
Elles peuvent être nombreuses :
- L'acidose, en est aujourd'hui un facteur très important. Pour y remédier, un sommeil suffisant est essentiel (pendant la nuit, la LH désacidifie le corps), mais aussi un consommation importante de légumes (davantage que de fruit), des jus de légumes et des algues.
- Les xénobiotiques (tous les facteurs de pollution externes, dont les ondes électro-magnétiques) s'en prennent au génome, ce qui peut aboutir à une mutation de celui-ci.
- La dysbiose intestinale : 80% des pathologies inflammatoires sont générées au niveau de la flore intestinale : 4 enfants sur 5 sont parasités à Paris, ainsi que 2 adultes sur 5 environ. Sans parler des mycoses, des champignons. La putréfaction du côlon gauche, dues à un excès de protéines, est également très toxique.
- La perméabilité intestinale est tout aussi délétère. En temps normal, notre intestin grêle a la capacité sélective d'accueillir ce qui est bon pour le corps (ou pas). Or le stress, le tabac, la sédentarité... entraînent une irritation du grêle, puis une inflammation, enfin des lésions des jonctions serrées, ce qui aboutit au passage dans le corps de molécules indésirables, en particulier de grosses protéines, ce qui peut à la longue aboutir au déclenchement de maladies auto-immunes.
- Les carences enzymétiques. Les enzymes sont des catalyseurs. Or il semble que les maladies dégénératives sont souvent liés à un déficit enzymatique. Pour y remédier, il est important de manger des produits crus et vivants, lesquels améliorent la digestion et régénèrent les enzymes cellulaires. La vie sert la vie. L'alimentation vivante favorise la régénération cellulaire. Une alimentation optimale devrait comporter 75% d'aliments crus.
Les solutions pour y remédier
Elles sont tout aussi nombreuses !
- Le froid limite l'inflammation. Un bain froid sur la zone concernée est donc recommandé : on alternera en fait le chaud et le froid sur les entorses, foulures, luxations, à raison de 30 mn de froid et 10 mn de chaud.
- Les oméga 3 sont des acides gras au rôle anti-inflammatoire de premier plan. En cas de fatigue hépatique, on les choisira systématiquement issus de krills, ces crustacés étant nettement plus antioxydants que les poissons habituels et plus faciles à gérer pour le corps.
- Le silicium est un puissant anti-inflammatoire, ainsi qu'un régénérateur tissulaire important.
- Côté oligo-éléments,on se tournera vers le manganèse, le cuivre (en petites doses et en cure entrecoupée de pause), ainsi que l'argent et l'or.
- Le sélénium lutte contre les inflammations de fond, de terrain, les problèmes vasculaires.
- Le ribes nigrum (cassis en gemmothérapie) est utile en cas de fatigue, mais aussi pour son rôle cortisone-like.
- Au niveau de l'alimentation, on mettra l'accent sur les anti-oxydants, complexes ou plantes : pollen, luzerne, vin rouge bio, baies, grenade, curcuma, ginseng... Mais on prendra également soin de ne pas abuser ni de gluten, ni de produits laitiers. Le régime Seignalet, réputé agir contre l'inflammation est ainsi particulièrement recommandé lorsque celle-ci prend des proportions importantes et dégénératives (cf également encadré).
- Une enzymothérapie peut être recommandée : on prend les enzymes dans un estomac vide avec de l'eau tiède : elles peuvent alors mieux passer dans le sang, et faire baisser l'inflammation chronique. Ne pas les arrêter trop tôt, au risque de susciter un effet rebond.
- La propolis est à la fois très anti-inflammatoire et radio-protectrice.
- Certaines plantes sont réputées pour leur rôle anti-inflammatoire : c'est le cas en premier lieu de la reine-des-prés et du saule blanc, mais aussi de l'harpagophytum, de l'aloes, du plantain, du suma - le ginseng brésilien -, de la griffe de chat anti-virale et stimulante de l'immunité, sans oublier le curcuma, très intéressant.
- Enfin, les huiles essentielles, en aérosol ou en massage ont un rôle important à jouer sur les zones endolories : celle de gaulthérie, de bouleau, et/ou d'agrumes seront dilués dans des gels (de silice ou d'aloe vera).
A lire également si vous êtes intéressés : - Notre corps est-il rongé par l'acidité ?
- Mieux vieillir avec le régime Okinawa .
Visuel : Couverture du Time Magazine.
A lire : Les secrets de l'alimentation anti-inflammatoire, du Dr Serfaty-Lacrosnière, une bible pour qui cherche à s'alimenter de la manière adéquate pour préserver sa santé sur la durée (Editions Albin Michel).
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