

Article écrit en partenariat avec Weleda.
Franchement est-il vraiment possible de ne pas avoir un petit pincement au coeur en entendant les mots, cancer du sein ? Chaque année en France, cette maladie fait 50 000 nouveaux malades. Très peu d’hommes (- de 1%), beaucoup trop de femmes.
Tout le mois d’octobre, les pouvoirs publics, les médias, les médecins nous ont incité au dépistage. Simplement ne confondons pas celui-ci avec prévention. S’il pose le diagnostic, il ne peut pas être « la » solution.
Dans No Mammo ? (Max Milo Editions), la Kinésithérapeute Rachel Campergue parle d'infantalisation des femmes et pointe le doigt sur le danger de "surdiagnostic". Il existe bel et bien : l'Institut National du Cancer fait même mention de ce risque dans sa nouvelle brochure. Il est vrai aussi que le programme national de dépistage gratuit ne prévoit pas d'échographie systémique alors que c'est le seul moyen de ne pas passer à côté de certaines lésions (!!). Alors Mammo ou pas mammo, comment mettre toutes les cartes de notre côté pour ne pas se faire pincer par ce vilain crabe ?
Cancer du sein … cause inconnue
Personne ne sait pourquoi certaines femmes vont développer un cancer. Les médecins pointent du doigt différents facteurs qui, seuls ou associés, favorisent la survenue de la maladie : environnement, déséquilibre hormonal, gènes, stress … Mais certaines femmes avec tous les facteurs de risque ne le développeront jamais ! Et, fort heureusement. Il serait intéressant de voir s’il existe des points communs entre elles … En attendant, il est important de savoir prendre du recul par rapport au discours anxiogène ambiant. L’épée de Damoclès ce n’est finalement pas plus cette maladie qu’une autre. Thierry Janssen nous conseille d’être ultra-vivantes ! Sans sombrer dans la panique ni dans le déni, mieux vaut aimer ses seins , les comprendre et ne pas les laisser tomber !
Lire l'interview très positif de Thierry Janssen
« Ma sœur m’a beaucoup aidé à comprendre que j’avais un problème avec le cancer du sein. Chez elle, on ne voit tellement rien à la mammographie, qu’ils sont obligés de lui faire une biopsie à chaque fois. Et bizarrement, elle a moins peur que moi avec mes seins plus « lisibles ». Elle a tranché sur la question du dépistage en le faisant tous les 3 ans. Entre, elle se palpe, regarde ses seins (les creux autant que les grosseurs) mange correctement, profite de la vie et de ses seins. Moi, avant de faire une thérapie, je faisais mes mammos en stressant comme une dingue. J’avais en permanence une tâche de fond qui parasitait ma vie, le programme répétait inlassablement « tu vas mourir d’un cancer du sein comme ta mère ». Depuis heureusement, j’ai mis le programme à la poubelle. Et je ne veux plus savoir si je suis porteuse du gène* car de toute façon cela ne veut rien dire. Ok ma mère est morte jeune, mais cela n’a rien à voir avec moi.»
Géraldine, 39 ans.
*Une recherche génétique par test sanguin peut en effet être proposée en cas d'antécédent familial proche. On recherche la mutation de gènes BRCA1 et BRCA2 sur les chromosomes 17 et 13. Seuls 5 à 8% des cancers du sein sont d'origine génétiques (Note de la rédaction).
Nos seins, des ultrasensibles
Comment nos seins, alors que nous en avons tant souhaité l’apparition quand nous étions adolescentes, peuvent-ils devenir si encombrants ?Douleurs, gonflements, boules de graisse … tout ce qui touche à nos seins devient, la trentaine passée (et quelquefois avant), anxiogène. Quand vous avez mal à la tête, vous pensez à une tumeur au cerveau ? Non, bien-sûr. Avec les seins, nous pensons tout de suite au pire … Malheureusement le cancer du sein ne fait que très rarement mal : la plupart des femmes le découvrent lors d’une palpation ou d'une simple mammographie de contrôle.
Ce qui ne signifie pas qu’il faille rester avec sa douleur : souffrir n’est jamais normal. Très souvent, il s’agit d’un déséquilibre hormonal qu’il faut corriger avant que des effets délétères puissent se déclencher à long terme.
Comment reconnaît-on le déséquilibre hormonal ?
La tension apparaît le jour de l’ovulation ou avant les règles ? C’est un excès d’oestrogènes et un manque de progestérone qui en est la cause. La puberté et la préménopause sont des périodes particulièrement délicates à passer pour les femmes. L’homéopathie ou des plantes progesterone like comme le gattilier ou l’alchemille peuvent aider à rétablir l’équilibre.
On aidera aussi le corps à ne pas s’enflammer, l’inflammation chronique favorisant des divisions cellulaires anarchiques. L’huile d’onagre renferme de l'acide gamma-linolénique (AGL) qui intervient sur les prostaglandines de série 1 (PGE1) au détriment de celles de série 2 (PGE2). Par cet effet, elle réduirait donc les mécanismes qui déclenchent l'inflammation.
Bon et mauvais oestrogènes
Encore une fois nous ne sommes pas tous égaux. Certaines vont très bien métaboliser les oestrogènes et fabriquer du bon : le 2-OH. D’autres vont synthétiser le mauvais en plus grande quantité : des études récentes prouvent son rôle dans la survenue du cancer du sein.
Il existe des tests pour connaître notre “terrain” oestrogénique qui reste soumis aux influences de notre environnement. On sait par exemple que la consommation de légumes riches en Indol-3-Carbinol (brocoli, choux) favorise la voie du bon œstrogène.
Cajoler vos seins !
« Je n’ose pas toucher mes seins. Découvrir une boule, cela me fait trop peur. Je n’aime pas non plus quand mon compagnon me les touche. C’est fou, je n’aurais jamais cru vivre cela. Adolescente, j’adorais que les garçons me les caressent. Je sais que c’est lié au cancer de ma mère. J’avais 20 ans. Nous avons eu très peur. Il était mal situé et la mammographie ne l’avait pas décelé avant … Elle s’en est sortie mais depuis mes seins sont devenus angoissants. Je me suis dit que c’était une bonne idée de me réconcilier avec mes seins pendant un atelier. Je n’avais pas envie de quelque chose de « thérapeutique », juste de retrouver du plaisir. Et c’est je crois réussi. Maintenant à moi de laisser mon compagnon les caresser … »Elodie, 27 ans
Les seins ne sont pas uniquement des récepteurs hormonaux, ils sont aussi faits pour capter les stimulis sensoriels qu’ils soient plaisants ou non. C’est pourquoi tout ce qui peut être source de bien-être et de plaisir est à favoriser ! Des seins « morts » sont des seins à risque … Idem pour des seins douloureux au quotidien.
Pour être un peu moins sur les nerfs pendant la préménopause et vous détendre plus facilement pensez aux plantes "gaba" : par exemple la fumeterre et l’éleuthérocoque ! Votre entourage appréciera et vous aussi ...
Un atelier massage des seins chez Weleda : j’y vais !
On ne parle pas ici de palper thérapeutique mais de plaisir … Celui de se masser les seins et d’apprendre les gestes qui soulagent les tensions musculaires inévitables. Créé par une sage-femme, cet atelier se déroule en groupe, chaque participante séparée par un paravent. Cela commence par un petit exercice de relaxation puis les massages commencent.
L'animatrice décrit les gestes avant de vous les faire répéter : effleurage, massage circulatoire, décongestionnant, tonifiant ... Pour ne pas oublier, elle vous remet avant de partir un fascicule pour que vous puissez refaire les massages à la maison. Vous repartez également avec une huile : arnica, calendula, rose, grenade, lavande, argousier ... Chaque huile possède des propriétés spécifiques et un parfum unique. A vous de choisir !
Espace Weleda
10, avenue Franklin Roosevelt
75008 Paris
Pour prendre rendez-vous : 01 53 96 06 15
Durée : 45 minutes - 39 € avec une huile de massage Weleda (100ml) offerte.
Des conseils (à transmettre sans peur à nos filles)
- La prise de pilule devrait être limitée à dix ans et les anciennes générations trop dosées doivent être oubliées (ce sont souvent celles qui sont remboursées !!). D’autres moyens de contraception existent. Nous pouvons nous interroger sur la légitimité de la prise de pilule chez une jeune-fille encore vierge … N’oublions pas que la pilule ne protège pas encore du SIDA !
- Mieux vaut essayer de ne pas couper la circulation du sang avec des soutiens-gorges avec armatures ou pire … La nuit, pas de soutien, on laisse les seins en liberté … La journée d’ailleurs c’est bien aussi !
- Aucune femme ne devrait accepter de vivre avec des seins douloureux ou/et un déséquilibre hormonal.
- L’alimentation doit être la plus vivante et équilibrée possible. Les cuissons douces doivent être privilégiées.
Attention à l’hyperméabilité de l’intestin (schématiquement il ne joue plus son rôle de barrière et de centre de tri des nutriments, les mauvais éléments passent alors que les bons ne sont plus assimilés).
Pour ne pas arriver à cela, on évite les perturbations de la flore intestinale (trop d’aliments sucrés, d’amidon, de graisses ou de viandes, attention aux antibiothérapies ou chimiothérapies, à la mastication insuffisante, au stress chronique, aux toxiques environnementaux, à l'alcool, ) et on surveille les intolérances alimentaires possibles.
Conseil : mangez des aliments riches en prébiotiques comme l’artichaut ou la carotte !
- Vive le sport : transpirer c’est bon pour évacuer les toxines !
30 à 60 mn de sport au quotidien réduisent le risque d’avoir un jour le cancer du sein. Et c’est la même chose pour les maladies cardiovasculaires … La marche c'est déjà du sport.
- Les maisons s’aèrent. Et pour respirer à fond et se ressourcer, une ballade dans la nature au moins une fois par semaine.
- Apprendre à gérer mieux son temps, ce qui pour nous les femmes signifie accepter de ne pas être parfaites en tout ! Même si les études n’ont pas prouvé une relation entre cancer du sein et stress, les scientifiques savent que celui-ci affaiblit notre système immunitaire. Donc demandez de l’aide, apprenez à dire non et faites les choses petit à petit, à votre rythme.
- Mettez du curcuma dans vos plats, un peu tous les jours … Buvez du thé vert !
Les « supers aliments » dont l’efficacité antioxydante a été prouvée sont nos alliés pour rétablir notre équilibre intérieur !
- Après une mammographie, pour limiter l'impact négatif du rayonnement (limité avec les appareils numériques), X-Ray 15CH 1 dose en homéopathie.
Visuel : © Hans-Joachim Steiner - Fotolia.com
A lire
- Cancer du sein, prévention et accompagnement par les médecines complémentaires. Docteur Bérengère Arnal et Martine Laganier. Aux Editions Eyrolles, Féminin Bio.
Le docteur Arnal est gynécologue, phytothérapeute et responsable du D.U de phytothérapie et aromathérapie à Paris 13. Elle est aussi fondatrice de l'association "Au sein des femmes".
- Grâce et courage, de Ken Wilber. Aux Editions Almora.
Un récit à deux voix plein d'amour, de spiritualité et de force. Un témoignage face au cancer qui nous éclaire sur le sens de la maladie et nous pousse à vivre avec plus de légèreté ... La maladie de Treya devient pour elle et pour Ken, son mari, une méditation sur la vie. Toute la philosophie de Ken Wilber est en mouvement dans ce livre juste. Un cadeau.




