Que ce soit sous forme d’aliments ou de suppléments, les probiotiques suscitent un intérêt sans cesse croissant. Qui sont-ils ? A quoi servent-ils ? Découvrez à votre tour ces micro-organismes qui nous veulent du bien.
Vous connaissez les antibiotiques, capables de détruire les germes pathogènes en un tour de main… A contrario, les probiotiques dont le nom issu du latin signifie littéralement « pour la vie », sont des micro-organismes vivants, levures ou bactéries, capables de favoriser le bon fonctionnement de notre corps.
Une question de flore
Fatigue, ballonnements, allergies, intolérances alimentaires, éruptions cutanées… De nombreux maux quotidiens semblent trouver leur source au niveau de notre intestin. Si l’on a longtemps considéré celui-ci comme un simple lieu de transit des aliments, on sait aujourd’hui qu’il n’en est rien et qu’il est au cœur des réactions de défense de notre corps. Ce qui n’a rien de surprenant puisqu’il constitue, par sa taille importante, une voie d’entrée privilégiée pour les microbes et autres micro-organismes pathogènes. L’intestin intervient ainsi dans le mécanisme de réponse immunitaire et possède d’ailleurs son propre système de défensif spécifique. D’où l’intérêt de préserver la flore qui le tapisse et qui participe activement à cette fonction.
Une densité incroyable
100 000 milliards de bactéries appartenant à 400 espèces différentes constituent cette flore intestinale, tous ces micro-organismes, dont les probiotiques font partie, vivant en équilibre les uns avec les autres et formant un écosystème unique. Ce chiffre est d’autant plus impressionnant lorsque l’on pense qu’elle est totalement absente à la naissance, le tube digestif du bébé étant stérile. Ce n’est qu’au contact des bactéries de son environnement via les voies digestives et respiratoires qu’il va se créer sa propre flore, alors appelée flore bleue jusqu’à ce qu’elle arrive à maturité vers l’âge de deux ans. Chaque individu possède ainsi sa propre flore qui lui est totalement personnelle.
Un équilibre nécessaire
Le bon équilibre de la flore intestinale est fondamental à plusieurs points de vue. Les bactéries qui s’y trouvent participent déjà à la digestion des aliments transitant dans le système digestif, contribuant ainsi à libérer les nutriments bénéfiques pour notre santé, que ce soient les vitamines, les minéraux ou les acides gras. Ensuite, en occupant le terrain au niveau de la paroi des intestins, les bactéries empêchent les micro-organismes pathogènes de s’y fixer et d’exercer leurs effets néfastes. Sans oublier le rôle bénéfique évoqué précédemment sur nos défenses immunitaires, grâce notamment à une augmentation de la sécrétion du mucus et des anticorps qui limitent l’entrée des microbes dans l’organisme.
Une protection plus ou moins efficace
S’il existe de bonnes bactéries susceptibles de protéger l’organisme, il existe également de mauvaises bactéries, à l’origine de certaines pathologies. C’est le cas par exemple des célèbres salmonelles, listérioses et autres candidoses ! Leur présence est normale dans une certaine mesure. Mais si l’équilibre de l’intestin est perturbé (trop de bactéries pathogènes ou pas assez de bonnes bactéries), la flore intestinale n’est plus à même d’assurer son rôle protecteur et régulateur. Il est alors nécessaire de rétablir cet équilibre, via une bonne hygiène de vie bien sûr (le sport et la consommation de fruits et légumes sont ainsi favorable au transit), mais aussi en lui apportant certaines bactéries bénéfiques, les probiotiques.
Des bactéries amies
Ingérés en quantité adéquate, les probiotiques sont donc capables d’améliorer les propriétés de la flore intestinale, et d’avoir des effets bénéfiques sur l’organisme tout entier. Qu’il s’agisse de lactobacilles, de bifidobactéries ou de streptocoques, ces bactéries sont de la même famille que celles qui servent à faire fermenter le lait ou la choucroute. Certains champignons microscopiques et notamment l’ultra-levure sont également des probiotiques. La plupart du temps, on les trouve dans les produits laitiers fermentés ou en compléments alimentaires sous la forme de poudre ou de gélules. Lorsque l’on consomme de tels produits, les bactéries qu’ils contiennent vont s’installer dans l’intestin, se multiplier et modifier de manière positive l’équilibre de la flore intestinale.
Des vertus santé discutées
Si leur effet bénéfique sur notre bien-être général est plus que probable, les bénéfices spécifiques revendiqués par certaines marques sont plus discutables. D’autant que les études faites sur une souche de bactéries ne peuvent pas s’extrapoler aux autres bactéries de la même famille (ni même à la souche étudiée en cas de modification de la dose utilisée, leur effet étant « dose-dépendant ») . L’effet le mieux documenté est sans conteste celui sur la diarrhée. Autre usage intéressant : la prévention et le traitement de l’eczéma atopique chez les enfants à risque. Quant aux études sur le renforcement du système immunitaire, si elles vont dans le bon sens chez les enfants et les personnes âgées, elles ne donnent rien de véritablement concluant chez les adultes pour le moment. La réduction du taux de cholestérol et la prévention du cancer sont aussi des pistes de recherche mais elles n’ont pas encore sérieusement été mises en évidence.
En prendre ou pas
L’usage des probiotiques à titre préventif ne doit pas être négligé. D’autant que ces produits n’ont aucun effet secondaire. En hiver, lorsque notre organisme est agressé, leur ingestion semble pouvoir diminuer la sévérité des rhumes et contribuer à lutter contre la fatigue. Leur usage est aussi fortement recommandé chez les femmes enceintes et les personnes sous antibiotiques. A condition de bien choisir ses probiotiques. Si leur apport sous forme de lait fermenté est possible, les compléments alimentaires sont préférables car ils contiennent plusieurs souches de bactéries capables d’agir en synergie et en quantité très importante, l’acidité de l’estomac en tuant une grande partie (environ 90 %) . Pour la même raison et afin qu’il séjourne le moins longtemps possible dans le système digestif, mieux vaut les prendre le matin à jeun ou dans tous les cas avant les repas. Notez également que les probiotiques ne sont efficaces qu’au moment de la cure, la flore intestinale étant en constant renouvellement. Pour la maintenir et la renforcer entre deux cures, vous pouvez également consommer des aliments qui renferment des bactéries lactiques tels que la kéfir, la soupe miso, les olives ou la choucroute. Si certains yaourts fermiers en contiennent un peu, sachez que les yaourts brassés (de type yaourt aux fruits) n’en possèdent presque plus car ils sont stabilisés pour des raisons de conservation.
Notre sélection
Petits et grands. Lactibiane de PiLeJe a été développé pour aider les personnes sensibles à mieux tolérer leur alimentation. Existe en version enfant et adulte (19,50 euros les 30 sachets).
Haut bénéfice. Un mélange de quatre souches pour un effet optimal : Advanced 40 + Acidophilus de Solgar (22,30 euros les 60 gélules).
Complet. Probionat de Safetynat contient des prébiotiques et une concentration étudiée de chacun des probiotiques (14,90 euros les 40 gélules).
Et les prébiotiques ?
Dans les préparations de probiotiques, on ajoute parfois des fibres qui vont booster la production de micro-organismes (comme de l’extrait de chicorée ou d’artichaut par exemple). Ces fibres sont alors appelées des prébiotiques, parce qu’elles favorisent la multiplication des colonies de probiotiques. On appelle alors « symbiotiques » les produits qui renferment à la fois des probiotiques et des prébiotiques.
A lire
« Les probiotiques, c’est magique », de Danièle Festy (Editions Leduc). Cette pharmacienne y explique les vertus de ces micro-organismes promis selon elle à un grand avenir.





Bonjour,
Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.
La Page:L'ESPRIT SCIENTIFIQUE-CANCER-BACTERIA.
THÉOREME BACTERIA.
BACTÉRIES DANS LE CORPS HUMAIN ! COMMENT CELA?
Cordialement
Clovis Simard