Dix à vingt pour cent des Français se plaindraient de troubles survenant après l'absorption d'un aliment. Mais, lorsque l'on distingue allergie vraie, pseudo-allergie et intolérance alimentaire, il semblerait que 2 à 5 % de la population reste concernée. Un chiffre en augmentation constante.
Démangeaisons, aphtes, urticalire, vomissements, diarrhées, rhinites, oedèmes... sont des manifestations qui peuvent apparaître immédiatement ou de 1 à 24 h (dans la majorité des cas, jusqu'à 72 heures pour un eczéma) après la consommation d'un aliment, et révéler une allergie alimentaire, vraie ou fausse. Comment les distinguer ?
Les vraies allergies
Notre tube digestif a la capacité de dégrader les protéines de nos aliments de manière qu'elles ne franchissent pas en l'état la paroi intestinale. Toutefois quand la muqueuse intestinale est particulièrement perméable et poreuse, certaines protéines parviennent à échapper à ce phénomène et à passer dans le milieu interne.
Mises en contact avec le système immunitaire, ces protéines sont considérées comme des allergènes, et tout un système de défense se met en place. Au cours de leurs introductions suivantes dans l'organisme, ce dispositif se déclenchera : c'est la réaction allergique. Notez que le premier contact entre l'allergène et le système immunitaire peut se faire aussi par voie nasale, bronchitique ou transcutanée.
Les fausses allergies
Nettement plus fréquentes que les précédentes, elles présentent des symptômes souvent identiques et ne correspondent pourtant pas à une réaction du système immunitaire. C'est la richesse en histamine de certains aliments (comme les fromages fermentés, le hareng fumé, la choucroute, certaines conserves...), ou la présence de certaines molécules libérant une grande quantité d'histamine (chocolat, vin blanc, poisson, crustacés, fraises...) qui pourra déclencher des réactions semblables à celles d'une allergie vraie. Cette fausse allergie - ou pseudo-allergie - est souvent liée à la consommation excessive de l'aliment concerné.
L'intolérance alimentaire
Parfois, la consommation d'un aliment n'est pas compatible avec le métabolisme d'un individu. Ainsi, certaines personnes ne peuvent supporter le lactose - le sucre du lait - parce qu'elle ne possède pas ou plus l'enzyme nécessaire (la lactase). D'autres personnes sont intolérantes au gluten, souvent par excès de consommation de produits à base de blé...
Visuel : www.questions-et-reponses.com
Six aliments incriminés
En France, les allergènes alimentaires les plus souvent incriminés sont les oeufs, le poisson, les noisettes, les fruits à noyau, le lait, le céleri et les crustacés.
Si l'on regarde ceux qui concernent les cas les plus graves, on trouvera l'arachide, les crevettes, le lait, les oeufs, le poisson, le soja...
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