Aujourd'hui, deux de ces plantes retiennent particulièrement l'attention des chercheurs : le pelargonium dans la prévention des infections ORL et le soutien des défenses immunitaires, et la canneberge dans la protection des voies urinaires.
La canneberge, petite baie rouge acidulée très consommée en Amérique, fait partie de la famille des airelles. Ses procanthocyanidines se fixent sur les filaments des bactéries Eschorichia coli et les empêchent d'adhérer aux parois des voies urinaires et donc d'y développer une infection. Un grand nombre d'études ont montré son efficacité, les plus récentes soulignant que les consommatrices de ces baies (sous forme de compléments alimentaires ou de jus) pouvaient réduire de 15 à 50% leur nombre de cystites annuelles.
Un peu d'histoire...
Les Amérindiens des grands lacs nord-américains consommaient la canneberge crue ou séchée. Ils la firent découvrir aux premiers colons, qui s'aperçurent rapidement de l'efficacité de ce remède contre le scorbut (maladie engendrée par une carence de vitamine C). A la fin du XIXème siècle, l'usage de la canneberge pour prévenir et traiter les infections urinaires, se répand. Cet usage, tombé en désuétude avec la vogue des antibiotiques, revient en force aujourd'hui.
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