Vilaine peau, mauvaise humeur, fatigue sexuelle, et même cancers... Le sélénium serait bon pour tout ! Le point sur l'un des oligoéléments les plus tendance du moment.Cela a commencé mezza voce, à la fin des années quatre-vingt, dans le milieu gay : le sélénium agirait si bien sur les défenses immunitaires qu'il freinerait la réplication du VIH. La rumeur s'amplifia quand des chercheurs établirent une corrélation entre taux de maladies cardio-vasculaires par pays et carence en sélénium de la population. La Finlande, dans le peloton de tête pour les infarctus, fit voter dans la foulée un loi pour en enrichir ses sols.
Immunostimulant, puissant antioxydant, ce précieux oligo-élément pouvait-il être également un anticancer naturel ? On l'a cru pendant un certain temps, en particulier dans les pays anglo-saxons. Une étude publiée dans le Journal of American Medical Association en 1996, un apport journalier de 200 microgrammes réduirait de 28% le cancer de la prostate. L'espoir est aussi grand pour les cancers du côlon, du poumon et du sein.
Une star de laboratoires
La liste des affections pour lequelle on le préconise n'en finit d'ailleurs pas de s'allonger : de la dermite séborrhéique à l'éjaculation précoce, en passant par le teint brouillé et la grosse fatigue. Lui demanderati-on la lune que cela ne nous surprendrait pas, sachant que Séléné, d'où il tire son nom, désigne la déesse de la lune ! Pour autant le sélénium ne constitue pas une panacée : s'il ne pe'ut tout offrir, il n'a plus rien à prouver quant à son rôleprotecteur sur les celluels endommagées par les radicaux libres. Qu'il s'agisse de pathologies, de vieillissement cutané, de stress et de déclin des fonctions cognitives, ce précurseur du glutathion - l'antioxydant majeur de nos cellules - contribue de façon essentielle au bien-être et au maintien de la santé. Ainsi, un déficit peut même s'accompagner d'épisodes dépressifs, car le sélénium permet de libérer en continu dans les plaquettes sanguines la sérotonine, la fameuse hormone de la bonne humeur.
En manquons-nous tous ?
L'agriculture intensive n'a fait qu'appauvrir les sols de cet oligo-élément clé pour notre santé. En France, l'apport quotidien par habitant ne dépasserait pas les 45 microgrammes contre les 55 recommandés par l'OMS pour les femmes adultes et 70 pour les hommes. Pour savoir si l'on en manque, il est possible de procéder à un test à partir d'un échantillon de sang, de cheveu ou d'ongle. Quitte à forcer ensuite sur les abats, le poisson (hareng, huîtres...), les céréales complètes, l'ail et l'oignon, les poireaux, les endives, les épinards et les asperges. Certaines nutritionnistes recommandent de consommer deux à quatre noix du Brésil par jour, la terre des Andes offrant la meilleure concentration en sélénium.
Visuel : © Aleksejs Antonuks - Fotolia.com
Une cure de sélénium pendant trois mois (en respectant la posologie, car le surdosage de ce métalloïde est toxique), c'est la vitalité assurée, une meilleure acuité visuelle, cheveux et ongles en pleine forme... A essayer : Sélénium ACE des Laboratoires Richelet ; Sélénium Dyno-Mins de Nature Plus.
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