| Index de l'article |
|---|
| Quand la beauté est une arme ! |
| Page 2 |
| Toutes les pages |
Dès que l’on est touché par la maladie, la précarité ou l’emprisonnement, notre image est directement remise en question.
Pour aider à la reconstruction de soi, les socio-esthéticiennes agissent dans plusieurs secteurs comme les hôpitaux psychiatriques, les prisons, les maisons de retraite ou les instituts de cancérologie.
Lorsqu’elles suivent des traitements contre le cancer, beaucoup de femmes renoncent par exemple à pousser la porte d’un institut ou d’une parfumerie…. Et pourtant...
« Dans nos ateliers, les femmes sont obligées de se voir pour se réapproprier leur visage et font le deuil de ce qu’elles étaient avant » explique Annie, socio-esthéticienne pour « La vie de plus belle » à l’hôpital Saint Louis. (www.laviedeplusbelle.org ).
« Ca fait du bien ! » lance une des participantes de l’atelier. « Depuis cinq mois, je ne me suis pas regardée dans la glace, c’est mon mari qui m’a poussé, j’avais le moral à zéro » explique une autre.
Entre paroles et maquillages, Annie, trouve les mots pour redonner le sourire : « Servez vous des produits de beauté comme d’une canne. Les femmes ont la chance de pouvoir tricher, alors allez-y. Quand vous n’avez pas le moral, deux armes : blush et mascara ».
La réinsertion par l’esthétique
« Aujourd’hui, l’esthétique fait partie de l’ensemble du processus de réinsertion dans la vie sociale, au même titre que la kinésithérapie » note le professeur Bussel, chef de service à l’hôpital Poincaré à Garches. Nous sommes dans une société d’image, dont on peut vite se sentir marginalisé.
Page 1




